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Honneur à l'Ordre nouveau
La messe lefebvriste est dite pour les morts
fascistes
Dans son église parisienne, la Fraternité sacerdotale
Sa int-Pie X organise des célébrations religieuses en
l'honneur d'anciens dirigeants du fascisme européen de jadis,
mais aussi pour des néonazis. Inventaire.
Des messes «en fidélité» ou «en l'honneur»
ont été célébrées en l'église
parisienne Saint-Nicolas-du-Chardonnet pour :
Le Général Franco
Le dictateur espagnol, de 1939 à 1975, est un des
modèles politiques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie
X. Le 29 novembre 2008, le Cercle franco-hispanique, fondé
par un ancien militant du parti Ordre nouveau, à la base de
la création en 1972 du Front national français, proposait
encore une messe en l'honneur du général Franco dans
l'église parisienne occupée par les lefebvristes.
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Le
dictateur Franco également modèle politique historique
du groupe néonazi belge L'Assaut (1988-1993), ici en couverture
de son mensuel du même non, numéro de décembre
1989 – Doc. : RésistanceS.be |
José Antonio Primo de
Rivera
Des messes en son honneur ont encore été célébrées,
le 30 novembre 2007 et le 29 novembre 2008, dans l'église parisienne
de la FSSPX, toujours sous l'égide du Cercle franco-hispanique.
José Antonio Primo de Rivera fut le chef national de la Falange
Espanola de la JONS, le parti fasciste des années 1930 et pilier
de la dictature franquiste.
Francisco Franco Bahamonde
«Chef d'Etat et Généralissime»
de l'armée espagnole à l'époque franquiste, il
est décédé à Madrid le 20 novembre 1975.
Une messe en son honneur eut lieu le 30 novembre 2007 en l'église
Saint-Nicolas-du-Chardonnet. A l'initiative de celle-ci : à
nouveau le Cercle franco-hispanique.

L'«écrivain-fasciste»
et négationniste français Maurice Bardèche (à
droite) avec son ami flamand Karel Dillen, le fondateur du Vlaams
Blok/Belang – Doc. : Archives Hugo Gijsels
Maurice Bardèche
Pronazi français, il va devenir après la guerre l'un
des plus importants idéologues du néofascisme européen.
Il fut également un négationniste acharné. En
1948, Maurice Bardèche publie «Nuremberg ou la Terre
promise», un livre considéré comme le premier
ouvrage visant à nier le génocide des Juifs commis par
les hitlériens. Bardèche diffusera sa «pensée
politique» dans «Défense de l'Occident»,
la revue de réflexion politique qu'il avait fondée en
1952 et qu'il dirigera jusqu'a sa disparition définitive en
1982. Sa revue favorisa l'unification de l'extrême droite française
groupusculaire dans le Front national en 1972. Suite à sa mort
le 30 juillet 1998, une messe en l'honneur de Maurice Bardèche
eut lieu le 12 septembre 1998 en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
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Henri
Coston, l'un des plus grands publicistes antisémites d'après-Guerre
– Doc. photo. : RésistanceS.be |
Henri Coston
Antisémite des années 1930 jusqu'à son décès,
il fut un collaborateur très actif dans la «chasse aux
Juifs» durant l'occupation nazie de la France. Catholique traditionaliste,
Henri Coston anima après la guerre 40-45 la mouvance national-catholique
et théorisa diverses «thèses complotistes»
nourrissant ainsi les fantasmes de l'extrême droite voyant la
«haute finance vagabonde et anonyme» (les Juifs)
partout. Lors de sa disparition, le 27 juillet 2001, des hommages
lui seront également rendus, en Belgique, dans «Polémique-Info»,
journal d'Alain Escada, l'actuel dirigeant de l'association Belgique
& Chrétienté, et fidèle de la Fraternité
lefebvriste, et dans «Nation-Info», le mensuel du mouvement
«identitaire» Nation, dont le dirigeant-fondateur est
l'ancien leader du groupe néonazi L'Assaut.
Paul Touvier
Un des plus illustres collaborateurs français, il a entre autres
été un des chefs régionaux de la Milice, force
militaro-policière du régime dictatorial de Vichy et
au service des nazis. Paul Touvier participe alors activement à
la lutte contre les résistants et à la persécution
des Juifs qui se cachent pour éviter la déportation
vers les camps de la mort. Après la débâcle nazie,
il va passer en clandestinité avec le soutien d'un réseau
d'entraide catholique traditionaliste. L'ex-dirigeant milicien n'est
arrêté qu'en 1989. Il se trouvait alors à Nice,
dans un prieuré proche de la Fraternité sacerdotale
Saint-Pie-X. Conduit devant les tribunaux en 1994, il a été
le premier Français condamné pour crimes contre l'humanité.
Il mourut le 17 juillet 1996 à la prison de Fresnes. Huit jours
plus tard, une messe sera célébrée en son honneur
en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
François Duprat
Idéologue français des néofascistes
et autres néonazis négationnistes européens,
François Duprat devient, dans les années 1970, le «numéro
deux» du Front national français de Jean-Marie Le Pen,
mais aussi le leader de son courant radical. Depuis son mystérieux
assassinat, en 1978, il est toujours vénéré par
l'extrême droite, belge comprise. François Duprat a été
enterré selon le rite traditionaliste des lefebvristes, à
l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
Manuel ABRAMOWICZ
© RésistanceS –
web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite –
www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis
en ligne le 25 janvier 2009.
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Un dossier réalisé
par Manuel ABRAMOWICZ
Sommaire
• A
l'extrême droite de Dieu : introduction au dossier
• Carte
d’identité de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie
X
• Les
principes de base du lefebvrisme
• Jean
Ousset, le «penseur» du mouvement lefebvriste
• Chronologie
d’une histoire intégriste en Belgique (de 1969 à
nos jours)
• Les
croisés de l’Occident chrétien en connexion avec
l’extrême droite
• La
messe lefebvriste est dite pour les morts fascistes
• Les
lefebvristes dans le texte
Lire
également sur RésistanceS.be :
• Le
retour des fous de Dieu…
• Charles
Maurras, père du «nationalisme intégral»
et modèle de Marcel Lefebvre
•
Belgique & Chrétienté, dans le giron de la FSSPX
• Messe
lefebvriste pour le néonazi François Duprat
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Affiche de RésistanceS,
le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite
© asbl RésistanceS 2008
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