INFO
EXCLUSIVE de RésistanceS.be
Ce vendredi 20 novembre, dans le fief parisien de la
FSSPX
Messe pour Franco et sermon pro-Degrelle
chez les lefebvristes
Près d'un an après le scandale suscité
par les propos négationnistes de son évêque Richard
Williamson, la Fraternité sacerdotale Saint Pie X poursuit
sa croisade en compagnie des dernières «chemises noires»
de l'extrême droite fasciste. Ce vendredi, en l'église
Saint-Nicolas-du-Chardonnet, son fief parisien, aura lieu une messe
en l'honneur de l'ex-dictateur Franco et de l'ancien chef phalangiste
Primo De Rivera.
L’organisateur de ce rendez-vous
est lié à une mouvance nationaliste radicale également
fréquentée par le Vlaams Belang. Dans cette mouvance,
on retrouve aussi des hauts responsables lefebvristes qui considèrent
le rexiste Léon Degrelle et le maréchal Pétain
comme des modèles politiques. Intégristes catholiques
et extrême droite fanatique font (encore) bon ménage.
Enquête de RésistaneS.be.

L'église lefebvriste parisienne Saint-Nicolas-du-Chardonnet
célébrera une messe en l'honneur de Franco et de Primo
de Rivera, ce vendredi 20 novembre, comme l'annonce «Jeune Nation»,
journal français d'extrême droite et néorexiste
! – Document : RésistanceS.be.
Comme chaque année, au mois de novembre, une célébration
religieuse aura lieu en l'honneur du général Franco
(1892-1975) et de José Antonio Primo de Rivera (1903-1936)
à l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le fief parisien
des intégristes catholiques de la Fraternité sacerdotale
Saint Pie X (FSSPX). La «grand-messe de requiem pour le repos
de l'âme» (sic) du dictateur espagnol et du fondateur
de la Phalange, le parti unique du régime franquiste, est organisée,
ce vendredi 20 novembre, à 19 h 30 précises, par le
Cercle Franco-Hispanique (CFH).
Situé à Paris, ce cercle
existe depuis 1982. Son fondateur et principal animateur, Olivier
Grimaldi, fut membre du Parti des forces nouvelles, une dissidence
radicale du Front national français conduite essentiellement
par les responsables du mouvement Ordre nouveau. Olivier Grimaldi
est resté l'un des derniers intimes de Léon Degrelle,
jusqu’au décès de ce dernier, le 31 mars 1994
dans son exil politique en Espagne. Fondateur du parti belge d'extrême
droite Rex (actif de 1935 à 1945) et initiateur de la SS «Wallonie»
sur le front russe durant la Deuxième Guerre mondiale, Degrelle
y avait trouvé refuge en 1945. Le nazi belge a reçu
le soutien actif de la Phalange espagnole, fondée en 1933 par
Primo de Rivera. De nos jours, le Cercle franco-hispanique est toujours
lié aux successeurs de ce parti nationaliste fasciste ibérique,
ainsi qu'à la «mouvance degrelliste». Une mouvance
bénéficiant aussi de sympathisants à la FSSPX
lefebvriste, comme nous le verrons plus loin dans cet article.

Photo prise lors d'une rencontre avec Léon
Degrelle (assis à gauche), en novembre 1991. Sur celle-ci se
trouvent également le dirigeant néonazi espagnol Pedro
Varela, le phalangiste Alberto Torresano et un prêtre traditionaliste
français d'extrême droite. Debout à coté
de Degrelle : Olivier Grimaldi, le fondateur du Cercle franco-hispanique
et organisateur de la messe qui aura lieu ce vendredi en l'église
lefebvriste Saint-Nicolas-du-Chardonnet – Doc. Res.
Meeting avec le Vlaams Belang
C’est avec le soutien de l'extrême droite française,
espagnole et belge (c'était le cas, dans les années
1980, avec le groupe néonazi belge l'Assaut d'Hervé
Van Laethem) que le CFH développe ses activités. Le
journal lyonnais «Jeune Nation», édité par
l'Œuvre française, un mouvement nationaliste pur et dur,
fait la promotion de la messe parisienne que le CFH organise chaque
année pour Franco et Primo de Rivera. Le 11 novembre dernier,
le Cercle franco-hispanique participait à Paris, avec plus
de huit cents personnes, au meeting annuel de la publication «Synthèse
nationale», sous le thème de «Rassembler &
Résister». Ce rassemblement se déroulait dans
le cadre du développement de la Nouvelle droite populaire (NDP),
un mouvement dissident du Front national français qui ambitionne
la mise sur pied d'une nouvelle force politique unitaire pour la droite
nationaliste.
Outre le CFH et le NDP, participaient
aussi à l'initiative de «Synthèse nationale»
quelques phalangistes espagnols, comme Alberto Torresano, un disciple
de Primo De Rivera qui fut l'un des proches amis de Léon Degrelle.
Avec ces nostalgiques de l’Espagne franquiste, le 11 novembre
dernier, se trouvait également parmi les orateurs, Hilde De
Lobel, députée régionale d'Anvers du Vlaams Belang
(VB). De Lobel est l'un des maillons des contacts européens
de ce parti flamand d'extrême droite séparatiste actif
en Belgique. L’année dernière, c’est Filip
Dewinter en personne, le leader de la tendance radicale du VB, qui
fut présent au meeting de «Synthèse nationale»
(voir à ce sujet le reportage inédit réalisé
par RésistanceS.be ).
Pour en revenir à la messe des
nostalgiques de l'Espagne fasciste proposée par le Cercle franco-hispanique,
il n’est pas étonnant que celle-ci se déroule
en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le bastion historique
en France du mouvement lefebvriste.

Léon Degrelle, chef des nazis belges
francophones, est l'auteur d'un livre consacré, en 1976, au
général Franco. Ces deux personnages de l'histoire du
fascisme européen sont encore, de nos jours, des références
pour certains responsables du courant lefebvriste – Doc. RésistanceS.be.
Sermon pour Degrelle
Depuis qu'elle est tombée, en 1977, aux mains des
intégristes catholiques de la Fraternité sacerdotale
Saint Pie X, cette église parisienne ouvre régulièrement
ses portes pour des messes d'hommage à des dirigeants de référence
de l'histoire de l'extrême droite française et du fascisme
européen. Comme l'avait déjà dévoilé,
en janvier dernier, RésistanceS.be dans son article «La
messe lefebvriste est dite pour les morts fascistes» .
L'abbé de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet,
Xavier Beauvais, est par ailleurs connu pour l'admiration qu'il voue
à Léon Degrelle. Régulièrement, dans ses
sermons, il s'adresse à «Mon cher Léon»
(sic) et se réfère à lui dans ses éditoriaux
qu'il signe dans «Le Chardonnet», le journal de l'église
parisienne de la FSSPX. Pour lui, Léon Degrelle incarne toujours
à l'heure actuelle un modèle politique de référence
pour la jeunesse. L'abbé Xavier Beauvais n'est pas un «curé
de base» de la fraternité lefebvriste : il fut le supérieur
général de son district Amérique latine. Et déjà
à l'époque, l'ancien dirigeant d'extrême droite
belge était sa référence politico-historique
majeure. Les exemples des liens entre cet abbé et l'extrême
droite restent nombreux.
En mai de cette année, une messe
s'est tenue, en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à
la mémoire de Sébastien Deyzieu, un jeune militant d'extrême
droite qui trouva la mort dans un accident survenu après une
manifestation nationaliste, en 1994. C'est l'abbé Xavier Beauvais
qui célébra cette messe. Selon le témoignage
d'un militant néofasciste présent dans l'église
de la FSSPX, il y rendit également un «hommage aux
cristeros au Mexique, aux phalangistes en Espagne, aux rexistes en
Belgique, aux chouans en France. Il cita Léon Degrelle, Jeanne
d’Arc et bien d’autres Saints. Il nous expliqua à
quoi devait servir la politique. Il nous appela à nous éloigner
des idéologues en opposition avec le règne du Christ,
y compris dans la mouvance nationale. Il nous appela au martyre et
à la Sainteté. Il dénonça les pourris
de la politique et les modernistes dans l’Eglise. Il nous demanda
de ne rien prendre dans cette société satanique et ploutocratique.
Etc…».
Lors de cette messe célébrée
par Xavier Beauvais, étaient également présents
Pierre Sidos et Yvan Benedetti. Respectivement dirigeant-fondateur
de l’Œuvre française et directeur de son journal
«Jeune Nation», ils sont d'illustres représentants
de la «génération Degrelle»...
Génération
Degrelle
En avril 1994,
quelques jours après le décès de Léon
Degrelle, «Jeune Nation», périodique du mouvement
d'extrême droite l’Œuvre française,
lui rendit un vibrant hommage. Comme en témoignent les
titres qui figuraient sur sa couverture : «La mort d'un
géant» et «Génération Mitterrand,
génération polluée. Vive la génération
Degrelle ».
Le directeur de
«Jeune Nation», Yvan Benedetti écrivait alors
: «Léon Degrelle n'est plus. Dans toute l'Europe,
les nationalistes pleurent leur grand frère disparu».
S'adressant directement à lui, le directeur de «Jeune
Nation» concluait ainsi : «Tu nous a appris
l'espérance. Tu nous as donné la foi et l'énergie
de combattre pour vaincre. REX est mort, vive le REXISME !»
(1).
En plus de ses
fonctions dirigeantes à l'Œuvre française,
Yvan Benedetti est également l'actuel vice secrétaire
départemental dans le Rhône du Front national de
Jean-Marie Le Pen et l'un de ses conseillers municipaux, dans
la commune de Vénissieux. Il est fort proche de Bruno
Gollnisch, le numéro deux du FN. Le même Benedetti,
à travers les activités de «Jeune Nation»,
apporte son soutien officiel à Vincent Reynouard, un
néonazi français condamné en France et
en Belgique pour négationnisme. En juillet dernier, ce
négateur professionnel du génocide des Juifs commis
par le régime hitlérien était parmi les
formateurs du «Camps nationaliste» de «Jeune
Nation». Exilé à Bruxelles, Reynouard y
avait reçu le soutien d'une mouvance catholique intégriste
proche de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (pour
plus d'informations sur Vincent Reynouard ).
Récemment,
dans la nébuleuse de l’Œuvre française,
a été créé à Dijon, le cercle
des Amis de Léon Degrelle. Constat : sa génération»
cultive encore bel et bien son héritage politique, tout
en soutenant les négationnistes et en fréquentant
les messes lefebvristes.
M.AZ

Le négationniste Vincent Reynouard (debout sur cette
photo) lors de sa séance de formation, en juillet 2009,
au «Camps nationalistes» de «Jeune Nation»,
le journal de l’Œuvre française et pilier
de la «génération Degrelle».
(1) Extrait de
«La mort d'un géant», article d'hommage à
Léon Degrelle de Yvan Benedetti, «Jeune Nation»,
n°5, avril 1994, page 3.
|
Dans ses éditoriaux, Xavier Beauvais,
l'abbé de l'église lefebvriste Saint-Nicolas-du-Chardonnet,
s'inspire officiellement de Léon Degrelle – Doc. RésistanceS.be.
Aucun
doute, une partie des personnes fréquentant l'église
parisienne des lefebvristes sont clairement marquées à
l'extrême droite. De plus, son abbé n'est pas le seul
membre de la FSSPX pouvant être considéré comme
un disciple de Léon Degrelle (ou du maréchal Pétain,
comme nous le verrons plus bas). Il y en a d'autres. Parmi eux, RésistanceS.be
a retrouvé la trace, par exemple, d'un ami intime de Jean Vermeire,
le dernier chef rexiste décédé au mois de septembre
de cette année. Par l'entremise de ce lefebvriste, frère
dans une des établissements scolaires de la FSSPX, il était
alors possible de participer à la réunion annuelle de
l'amicale les Bourguignons dirigée par Vermeire et regroupant
une dizaine d'anciens combattants de la Division SS «Wallonie»
(voir notre article à son sujet ).
Franquistes, degrellistes, frontistes
et lefebvristes entretiennent donc de très bons et réguliers
contacts politiques. Sur le sol belge, les lefebvristes sont actifs
dans la branche locale de la FSSPX et dans Belgique & Chrétienté,
une association d'extrême droite pouvant être considérée
comme un véritable «nid de fascistes» .
Le dirigeant de celle-ci, Alain Escada, collabore depuis de nombreuses
années aux activités du mouvement Nation, dont le dirigeant-fondateur,
Hervé Van Laethem, fut lui aussi un fidèle degrelliste.
Alain Escada est encore connu comme président de France Jeunesse
Civitas (FJC), une structure émanant directement de la fraternité
lefebvriste.
Soldats du pape en chemises noires
En accueillant dans ses murs des disciples de Franco, de
Primo de Rivera, de Pétain et de Degrelle, la Fraternité
sacerdotale Saint Pie X rappelle, sans se cacher, ses liens politiques
avec l'extrême droite la plus ultra.
Malgré le scandale provoqué
par l'«Affaire Williamson», du nom de l'évêque
britannique de la FSSPX qui proclama en janvier dernier, lors d'une
interview télévisée, sa croyance dans les thèses
négationnistes (visant à nier le génocide des
Juifs commis par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale), les
disciples de Franco, de Pétain ou de Degrelle sont encore nombreux
chez les dirigeants lefebvristes. Ces intégristes et l'extrême
droite fanatique forment toujours un front commun pour mener ensemble
des croisades contre les ennemis de l'«Occident chrétien».
Au même moment, la Fraternité
sacerdotale Saint Pie X poursuit ses négociations avec Rome
pour sa réintégration au sein de l'Eglise catholique.
Mais le Vatican ne semble pas trop se soucier des orientations fascistes
de ces potentiels nouveaux «soldats du pape» en «chemises
noires»...
Manuel Abramowicz

L'abbé Xavier Beauvais n'est pas un
«curé de base» de la Fraternité sacerdotale
Saint Pie X. Il fut le supérieur de son District Amérique
latine, avant d'être nommé responsable de l'église
Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le fief historique des lefebvristes –
Doc. RésistanceS.be.
Le
maréchal Pétain, «chef d'État défunt»
des lefebvristes
L'admiration et l'entretien de la mémoire pour
des personnages historiques de l'extrême droite, comme
le général Franco, le phalangiste Primo de Rivera
ou le rexiste belge Léon Degrelle, n'est pas une nouveauté
à la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. C'est
son fondateur en personne, monseigneur Marcel Lefebvre, qui
se singularisa, du temps de son vivant, pour cette «pratique».
Pour Lefebvre,
il fallait à tout prix apporter un soutien inconditionnel
aux «partis politiques catholiques» partisans du
«règne de Jésus-Christ sur terre».
Ainsi, le dirigeant-fondateur de la FSSPX n'hésita pas
à exprimer publiquement sa sympathie pour le Front national
français de Jean-Marie Le Pen. Comme lui, monseigneur
Lefebvre se référait positivement à l'État
français du maréchal Pétain. Durant l'occupation
nazie de l'Europe, Pétain fut à la tête
d'une France aux ordres d'Adolf Hitler. La lutte anticommuniste
et la chasse aux résistants, aux francs-maçons
et aux Juifs - afin de les livrer aux nazis pour les déporter
vers les camps de la mort - furent les principales activités
de l'État français de Pétain. Héros
de la Guerre 14-18 et chef dictatorial d'une France nationaliste,
catholique et raciste, Pétain restera une référence
politique pour les lefebvristes.
Le 13 avril 1987, lors du pèlerinage
à l'Ile d'Yeu, lieu où décéda en
1951 le maréchal Pétain, organisé par la
FSSPX en son honneur, Mgr. Lefebvre termina son discours par
ces mots : « Il nous incombe de restaurer votre mémoire
et de vous rendre l’honneur et la considération
qui vous sont dus comme sauveur de la Patrie, dans deux circonstances
où son sort était désespéré
(NDLR : durant la Première et la Deuxième Guerres
mondiales). Vous avez alors fait preuve d’une vertu et
d’un héroïsme exceptionnels qui auraient dû
vous valoir le titre de Père de la Patrie. Nous vous
promettons de tout faire pour que justice vous soit rendue et
nous continuerons de prier les saints et saintes de France à
cette intention. Vive le Maréchal Pétain ! Vive
la France ! ».
Après le
décès, en 1991, du fondateur de la FSSPX, sa «démarche»
pour honorer le maréchal Pétain se poursuivra.
Le 22 septembre 2007, un nouveau pèlerinage à
l'Ile d'Yeu «Pour ne pas oublier» s'organisa ainsi
pour «accomplir un devoir de piété filiale
et de gratitude». L'abbé Xavier Beauvais, responsable
de l'église parisienne Saint-Nicolas-du-Chardonnet, y
prononça un discours dans lequel il affirma qu'«
il n'y pas de neutralité possible entre la France catholique
et l'anti-France », faisant une référence
directe au corpus idéologique national-catholique monarchiste
de Charles Maurras. Une «anti-France» qui condamna
Pétain, rappela l'abbé Xavier Beauvais. Il déclara
encore : « Que la mémoire de Notre chef
d'État défunt ranime en nous une flamme. La flamme
spirituelle ». Dans l'objectif de défendre
la « civilisation chrétienne », s'adressant
à Pétain, l'abbé Beauvais lança
: « Quoi de plus chrétien que votre programme,
Mon cher Maréchal ».
Ce pèlerinage nostalgique
de la France catholique et fasciste s'organisa sous la présidence
de l’abbé Régis de Cacqueray, le supérieur
du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint
Pie X.
M.AZ

Affiche du pèlerinage de 2007
à l'Ile d'Yeu «Pour ne pas oublier» le maréchal
Pétain, organisé par le supérieur du District
de France de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, l’abbé
Régis de Cacqueray. Sur la photo : l'abbé Xavier
Beauvais, le responsable de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet,
s'adressant directement, lors de ce pèlerinage, à
son «Cher Maréchal», victime selon lui de
l'«Anti-France» – Documents : RésistanceS.be.
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Près d'un
an après l'«Affaire Williamson», l'évêque
intégriste lefebvriste pro-négationniste, le dictateur
Franco, le phalangiste Primo de Rivera, le rexiste Degrelle et le
maréchal Pétain... restent des modèles politiques
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