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RésistanceS 08-12-2008 |
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Les liens du Front national avec les néorexistes français
Chaque année, à Lyon, un rendez-vous rassemble les purs et durs de l'extrême droite française. Organisé par «Jeune Nation», un journal confidentiel du mouvement l'Œuvre française, on y rencontre des disciples du nazi wallon Léon Degrelle, des «cadres» de la Nouvelle droite politique, des dirigeants phalangistes espagnols, mais aussi du Front national de Jean-Marie Le Pen. Eclairage sur une mouvance dans l'ombre de l'Ordre nouveau.
Ce
6 décembre, à Lyon, s'est tenu le «XIIe Forum
de la Nation». L'organisateur de ce rassemblement annuel est
«Jeune Nation». Un journal réalisé par la
section lyonnaise de l'Œuvre française (OF). Ce mouvement
groupusculaire et folklorique existe depuis 1968. L'OF rassemble une
partie des purs et durs du néofascisme français. Se
revendiquant du «nationalisme intégral» de l'antisémite
Charles Maurras (
Lors du «XIIe Forum de la Nation»
proposé par la revue de Yvan Benedetti, on put constater la
présence de plusieurs «représentants» de
l'extrême droite radicale : Pierre Sidos, le présideur-fondateur
de l'Œuvre française, Philippe Randa, libraire-éditeur
et directeur du journal «Flash», Roland Helie, ancien
dirigeant du Parti des forces nouvelles, actuel responsable de la
revue «Synthèse nationale» et de la Nouvelle droite
populaire (au sujet de cette NDP, voir notre article «Après
le Front national, la Nouvelle droite populaire ?» Ce dernier fait - depuis quelques temps - partie de la mouvance de l'Œuvre française et de la revue «Jeune Nation». Les responsables de «Militant», fondé en 1967 par des anciens combattants français de la «Division Charlemagne», la Waffen-SS française, ont participé à la direction du Front national de Jean-Marie Le Pen au tout début de ses premières années d'existence. A l'initiative du Parti nationaliste français (PNF) en 1983, «Militant» maintient allumée la flamme du souvenir des «combats d'hier» pour en faire des modèles pour les «combats d'aujourd'hui». Les activistes de «Militant» et du PNF (qui aujourd'hui n'est plus mis en avant) restent des disciples inconditionnels de l'Ordre nouveau. Ce n'est donc pas pour rien qu'une certaine Chantal Degrelle fait partie de leur cercle d'amis restreints. Comme son nom peut le laisser supposer, il s'agit de l'une des filles de Léon Degrelle, le vieux nazi Belge qui avait – jusqu'à son décès en mars 1994 - de nombreux admirateurs parmi les dirigeants de l'extrême droite, de Jean-Marie Le Pen à Michel Delacroix, l'ex-président ff du FN belge rénové. Chantal Degrelle entretient toujours aujourd’hui l'héritage idéologique de son père, entre autres en participant aux activités de la revue «Militant».
A ce «XIIe Forum de la Nation»,
une fois encore, la direction de la Phalange espagnole était
présente. Ce mouvement est l'un des héritiers du parti
unique de la dictature franquiste qui permit à Léon
Degrelle de vivre en toute sécurité en Espagne lors
de son exil politique. C'est Alberto Torresano, le délégué
chargé des relations extérieures de la Phalange, et
Jésus Fernandez, le chef national de ses jeunesses, qui firent
le déplacement jusqu'à Lyon. Alberto Torresano est le
responsable des contacts des phalangistes avec les partis et mouvements
français d'extrême droite, mais aussi belges (voir à
ce sujet notre article «Les liens du président Front
national and C° avec un hitlérien...» En relation de longue date avec «Jeune Nation», lors du précédent «Forum de la Nation», tenu le 6 octobre 2007, Alberto Torresano était accompagné de Manuel Andrino, le «Chef National» en personne de la Phalange. Ils purent alors y rencontrer une autre «personnalité» : Bruno Gollnisch, le numéro deux du Front national français ! µ
Négationniste et unité
de la «famille» La mouvance «Jeune Nation»/Œuvre française prouve qu'à l'extrême droite, un certain passé politique reste d'actualité... et que les liens entre les néonazis et ladite «droite nationale» - que veut toujours incarner le Front national - sont encore solidement à l'ordre du jour. Les membres de cette «famille idéologique» restent unis. Plus que jamais d'ailleurs. Alexandre Vick * Yvan Benedetti : «La mort d'un géant», article d'hommage à Léon Degrelle paru dans «Jeune Nation» d'avril 1994, page 4. © RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 8 décembre 2008.
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Lire aussi notre dernier article • Après le Front national, la Nouvelle droite populaire ?
Sur l'un des leaders de la mouvance NDP, lire sur RésistanceS.be : • Philippe Randa, un éditeur au service de l'Ordre nouveau
• Nicolas Sarkozy sur le terreau du Front national? • Campagne
présidentielle de Jean-Marie Le Pen •
Voyage en «lepénie» • Portrait
de François Duprat, le premier «numéro 2»
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lepénistes belges de 1972 à nos jours • Elu du FN français devant les tribunaux
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