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Où ? Comment ?
Carte didentité
du mouvement Nation
Pour mieux « faire connaissance » avec ce groupuscule
de la droite nationaliste extrémiste, voici les informations essentielles
le concernant. Voici sa « carte didentité » :
Date de création :
11 septembre 1999.
Lieu de création :
Bruxelles, à loccasion des « Etats généraux du nationalisme ».
Type de mouvement :
groupe daction politique à vocation électoraliste (ne se présenta
toutefois pas aux dernières élections communales et provinciales).
Ligne idéologique :
le nationalisme-révolutionnaire.
Sigle :
la croix celtique (emblème païen repris par les néonazis)
Statut légal :
ASBL (« Moniteur belge », 2000-01-06, n°
000 114).
Implantation géographique :
Bruxelles (siège du parti), Charleroi, Mouscron, Colfontaine (Mons)
et Herstal (Liège).
Dirigeants principaux :
les trois secrétaire nationaux de ce mouvement sont Hervé Van
Laethem (ex-chef du groupe néonazi lAssaut), Michel Dumoulin
(ancien assistant parlementaire de la présidente-fondatrice du FNB)
et Grégory Bourguignon (ex-responsable dAGIR, de FNB, de REF
puis du Front national à Mouscron). Micheline Gils (ex-FN) est la
trésorière, la cofondatrice de Nation et la chef de sa section ixelloise.
Antonio Ferrera est léditeur responsable de son mensuel, « Nation-Info ».
Le responsable liégeois est J.L Polis.
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Logo de Nation,
au couleur de lanarchie |
Organes de presse :
« Nation-Info », officiellement mensuel, il sort environ
tous les deux mois. Rédacteur en chef : Michel Dumoulin. Plusieurs
sections locales réalisent leurs propres journaux sous forme
de tract artisanaux dune page recto-verso : « Racines &
Nation » (à Ixelles), « Le Parvis » (à Saint-Gilles)
et « Le Corbeau » (à Herstal). « Devenir », trimestriel
théorique « nationaliste-révolutionnaire » (sic), est réalisé
par le noyau de base de Nation. Il a été fondé par le dirigeant principal
de ce mouvement, Hervé Van Laethem. Son titre est identique à celui
choisi, durant la Guerre 39-45, par la division française de la SS.
Organisations internes :
Les moins vieux de ce mouvement se réunissent au sein de Jeune Nation.
Une « cellule féminine » existe aussi depuis septembre 2000.
En plus, Nation a mis en place plusieurs groupes daction thématique
comme Résistance verte (qui défend une écologie politique nationaliste),
Révolte sociale (pour infiltrer les luttes sociales), le comité Nationalistes
contre lOTAN (dont les actions principales servent à défendre
lancien dictateur serbe) et le Comité pour lexpulsion
des faux réfugiés. Plusieurs cadres de Nation, dont Hervé Van Laethem,
militent encore dans Intifada européenne, un groupuscule antisémite
de lutte contre lantisionisme. Le nom de celui-ci apparaît dans
les statuts fondateurs de Nation.
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La croix
celtique, symbole de Nation et du mouvement néonazi international. |
Le Centre de formation nationaliste « Jacques Borsu » organise
des sessions de formation pour les cadres de Nation (Jacques Borsu
est le nom du dirigeant du Parti européen, actif à Bruxelles dans
les années quatre-vingt et connu pour sa nostalgie du régime hitlérien
ainsi que sa conversion au négationnisme). Partageant le même objectif,
citons aussi le Centre nationaliste détudes politiques (CNEP).
Certains documents émanant de Nation sont encore signés par un « Comité
pour la liberté dexpression ». Certes nombreux sur le papier,
la plupart de ces pseudopodes de Nation sont animés par les mêmes
personnes. Ils servent à structurer le mouvement et à donner limpression
dune importance disproportionnée par rapport à la réalité.
Contacts belges :
Nation bénéficie de sympathisants actifs au sein des divers autres
partis antidémocratiques (FN, FNB et Bloc wallon). Dernièrement, il
organisait une conférence conjointement avec la section belge de Synergies
européennes et lassociation des Amis de la Renaissance européenne
(deux scissions ultradroitistes du Groupement de recherche et détudes
pour la Civilisation européenne, Nouvelle droite).
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Le nazi belge
Léon Degrelle fut une référence politique pour plusieurs responsables
de Nation.
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Il est également proche de lassociation des Amis de Drieu-La-Rochelle
(dont le fondateur est un ex-dirigeant du Parti des forces nouvelles
et du Front national de Daniel Féret). Plusieurs militants de Nation
sont encore actifs au sein des « Wallons boys », un
« gang » violent de supporters de football carolos, pour
la plupart skinheads. En Flandre, Nation collabore avec la fraction
radicale du Vlaams Blok, la Nationale liga (présidée par lancien
responsable de la branche flamande du FNB), mais surtout avec les
Vlaamse jongeren Mechelen (VJM), une bande de skinheads NS (nationaux-socialistes)
conduite par un ancien dirigeant des Vlaams Blok-Jongeren (VBJ).
Contacts étrangers :
Unité radicale (groupuscule raciste préconisant lunité des nationalistes
français, essentiellement implanté dans le MNR de Bruno Mégret), le
Groupe Union Défense (amicale historique des étudiants néonazis français),
Alternative nationale (regroupant des dissidents du FN et du MNR français),
« Militant » (mensuel réalisé par des ex-membres de la Division
Charlemagne, la SS française), ADG (secrétaire général de lhebdomadaire
négationniste et antisémite « Rivarol »), Roland Gaucher
(ancien dirigeant du Front national français aujourdhui en rupture
de ban), le NPD (le parti néonazi allemand), etc.
Slogans principaux :
« Pendons les pédophiles ! », « Halte au racisme
anti-Belge ! », « Les nationalistes face aux illégaux :
le temps des paroles est passé ! », « Faux réfugiés
dehors », « Clandestins dehors ! », « Pour
un Ordre nouveau »
Cette carte didentité a été réalisée le 7 juillet 2001