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liens de lextrême droite raciste avec lIslamisme radical
En Belgique, le mouvement Nation dénonce dans sa propagande lintégrisme islamiste. Mais, récemment le chef de ce groupuscule dextrême droite partait soutenir le régime irakien, avec un parti radical musulman actif au sein de limmigration. Soutenu en France par les intégristes du Hezbollah, les revendications de ce parti sont proches de celles de la Ligue arabe européenne dAbou Jahjah.
Départ vers la Syrie, le 22 février 2003 à Orly (Paris), de la délégation pro-irakienne menée par le Parti des Musulmans de France. Dans la deuxième rangée, barbu et avec la veste beige : Hervé Van Laethem, le chef de Nation, un parti dextrême droite dont la direction est poursuivie devant les tribunaux pour racisme anti-Arabes notamment ! « Lislamisme est implanté dans lensemble de lEurope, dispose dargent, de réseaux et de dizaines de mosquées », peut-on lire sur un tract récemment distribué à Bruxelles par Nation à loccasion des élections législatives du mois de mai. Fondé par des dissidents du Front nouveau de Belgique et du Front national, ce groupuscule de lextrême droite orthodoxe affirme « lutter contre lislamisme radical ». Pour cela, il propose, par exemple, « lexpulsion des activistes islamistes radicaux » ou encore la « mise sous pression des états soutenant les activistes islamistes radicaux en Belgique ». Parmi ces Etats, lIrak est souvent montré du doigts. Ce qui na pas empêché un dirigeant de Nation de sy rendre tout récemment Le 22 février dernier, Hervé Van Laethem, leader principal et historique de ce groupuscule dultradroite, senvolait en direction de Damas dans le but, ensuite, de rejoindre lIrak. Il faisait partie dune délégation, comptant vingt-deux « volontaires » (sic) français, italiens et belges. Leur objectif ? Participer à une opération « Boucliers humains pour lIrak » (sic). Ce voyage « humanitaire » et « pacifiste » était organisé par le Parti des Musulmans de France (PMF), pour soutenir le régime de Bagdad contre lagression étatsunienne à venir Avec le Hezbollah Selon un article de lhebdomadaire français « Le Point » (du 24 mai 2002), le président-fondateur du PMF, Mohamed Enacer Latreche, durant un long séjour détude en Syrie, se serait lié au « tout-puisssant général Tlass, ministre de la Défense dHafez-el-Assad », le dictateur syrien de lépoque. Soutien de lextrême droite Rien détonnant alors de voir dans la délégation menée par le Parti des Musulmans de France, partie le 22 février dernier vers Bagdad, Hervé Van Laethem, également connu pour son passé dans les milieux négationnistes et néonazis européens. Il fut membre du Vlaams militante Orde (VMO) et dirigeait dans les années quatre-vingt lAssaut, un groupuscule regroupant les derniers nostalgiques de la dictature hitlérienne. Ouvertement antisioniste (pour masquer un antisémitisme historique), lAssaut était par ailleurs connu pour ses slogans racistes contre « les bougnoules » et la « racaille arabe » (voir nos illustrations). Aujourdhui, son ex-dirigeant vient de voyager en leur compagnie Pour sa part, en février dernier, Antonio Coelho Pinto Ferreira, trésorier de Nation et un des bras droits dHervé Van Laethem, défilait lors de la manifestation bruxelloise contre la guerre en Irak à côté dun petit groupe de jeunes arabes intégristes. Ces derniers portaient les couleurs du Hezbollah.
Le chef du mouvement Nation, avant de se rendre à Bagdad pour y défendre le dictateur arabe Saddam Hussein, dirigeait le groupe néonazi lAssaut. Croisé de « lEurope blanche », sa propagande exprimait également et de manière obsessionnelle un racisme anti-Arabes virulent, comme le démontrent ses autocollants (documents : RésistanceS). En Belgique, lextrême droite exploite pourtant un programme ouvertement raciste pour attirer une fraction de lélectorat. Elle intoxique la situation à des fins politiques. Pour elle, toutes les « composantes étrangères » (surtout arabo-musulmanes) au continent européen, doivent le quitter le plus rapidement possible. Si cela nétait pas le cas, le groupuscule Nation, à linstar de ses homologues idéologiques, prédit une « guerre ethnique ». Dans cette « vision apocalyptique » de lavenir, les Arabes sont clairement désignés comme les ennemis numéro un. Dans quels buts ? Le voyage du chef de Nation vers lIrak avait-il, dès lors, dautres objectifs ? A suivre Alexandre Vick Pour accéder à notre dossier sur le groupuscule dextrême droite Nation : cliquez ici. RésistanceS © Bruxelles 6 mars 2003 |
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