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RésistanceS.be 11-11-2009 |
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Dans la galaxie de van Severen
Après la Deuxième Guerre mondiale, pour éviter d'être diabolisés, les adeptes flamands des théories de Joris van Severen mettront en place une organisation qui prendra une allure intellectuelle, sous le nom de Nationaal studie-en documentatiecentrum Joris van Severen (NSDC/JvS). Fondé officiellement en 1951 et localisé à Aartselaar, ce centre national d'étude et de documentation ne cachera pas son but : récupérer, développer et populariser à nouveau le corpus doctrinal du leader de l'ancien Verdinaso. Chaque année, au mois de mai, le NSDC/JvS organisera un pèlerinage à Abbeville pour commémorer son «assassinat». Parmi les collaborateurs du centre, figureront des proches ou des cadres du courant d'extrême droite qui donnera naissance en 1978 au Vlaams Blok, le nom d'origine du Vlaams Belang, l'actuel parti d'extrême droite indépendantiste flamand.
Le NSDC/JvS fera place en 1996 au Studiecentrum Joris van Severen, une association sans but lucratif (ASBL) ayant le même objectif. Localisée à Ypres, en Flandre occidentale, ce centre d'étude organise chaque année un colloque et réalise un livre collectif en l'honneur du chef du Verdinaso, de son corpus doctrinal et des bienfaits de son organisation pour le «mouvement flamand» en général. Lors des colloques du Studiecentrum Joris van Severen prennent la parole des spécialistes, des amis, des membres de l'ASBL et d'autres partisans du leader historique de l'extrême droite flamande. C'est le cas de Luc Pauwels, ex-néonazi dans les années soixante devenu depuis un intellectuel de la cause national-flamande, meneur de la Nouvelle Droite en partie néerlandophone du pays et membre-dirigeant de l'ASBL Studiecentrum Joris van Severen.
van Severen sans pincettes
La N-SA est un tout petit mouvement qui rassemble les plus fanatiques de l'extrême droite flamande et quelques transfuges du Vlaams Belang. (un article de notre «dossier National-Solidarisme» est entièrement consacré à la N-SA, voir notre colonne de droite). Comme nous venons de le montrer, le dirigeant du Verdinaso est resté une référence pour une majorité de l'extrême droite flamande, de son aile «modérée» à ses plus radicaux représentants. Considéré comme une erreur, son tournant «belgicain-monarchiste» est, lui, savamment occulté par ses disciples contemporains. Connus aussi comme étant des experts en révisions historiques. Manuel Abramowicz
© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 11 novembre 2009.
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Ce nouveau dossier de RésistanceS.be vous présente le corpus, l'histoire, le développement et les partisans du national-solidarisme, de 1931 à nos jours.
• Au cœur de l'idéologie national-solidariste de van Severen • Au source du vrai solidarisme : Léon Bourgeois • Les solidaristes flamands après 1945 • Les disciples francophones de van Severen • Autonome et national-solidariste : portrait de la Nieuw-solidaristisch alternatief (N-SA)
Pour poursuivre ce dossier lire aussi sur RésistanceS.be : • Le national-socialisme contre le socialisme • Were Di, Vlaams Blok,même combat ! • Le VMO, toujours un exemple pour le Vlaams Belang Sources et références de notre dossier Pour réaliser ce dossier sur l'histoire, le développement et la survivance du national-solidarisme de Joris van Severen, RésistanceS.be s'est référé aux sources suivantes : • Divers documents internes ou publics de mouvements solidaristes ou influencés par les thèses politiques de van Severen. • «Les mouvements solidaristes», in «L'Extrême droite en Belgique (III)» d'Etienne Verhoeyen, «Cahier Hebdomadaire» n°715-716, du 26 mars 1976, Centre de recherche et d'information socio-politiques (CRISP), Bruxelles, 36 pages. • «L'Ordre nouveau en Flandre : le Verdinaso», texte extrait du livre «Le Vlaams Blok» (édition française) de Hugo Gijsels, éditions Luc Pire, Bruxelles, 1994. • «Le solidarisme : Léon Bourgeois» (page 887 à 891), notice de l'ouvrage «Histoire des idées politiques» de Marcel Prélot et Georges Lescuyer, éditions Dalloz, Paris, 1990 (dixième édition), 954 pages. • «Les rats noirs – L'extrême droite en Belgique francophone» de Manuel Abramowicz, éditions Luc Pire, 1996, Bruxelles, 239 pages. • «Dictionnaire de l'extrême droite néerlandophone», RésistanceS.be L'extrême droite en Flandre ? Vous souhaitez plus d'informations sur le Vlaams Belang et les organisations d'extrême droite flamandes, consultez alors nos articles en français sur notre site, mais également les sites et blog des antifascistes flamands :
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