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RésistanceS.be 11-11-2009 |
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Dans la galaxie post-van Severen
Le «groupe Gueuning» est hyperactif : il édite un journal pour ses militants, «Les Cahiers de l'Ordre», et leur propose de suivre les cours de l'«Ecole de formation Charlemagne». Louis Gueuning met sur pied en 1951 le Mouvement pour l'ordre et la liberté, puis lance le journal «Le Cri du Peuple» qui sortira de presse jusqu'à son décès en 1971. A partir de 1973, à Charleroi, pour reprendre le combat du «groupe Gueuning», un nouveau journal thiois voit le jour sous le titre de «L'Accent». Ce journal se rapprochera des milieux belgicains. Chez les néorexistes, le national-solidarisme restera aussi une référence, dès les années cinquante. Leur chef de file, Jean-Robert Debbaudt, écrira en juin 1959, dans un document inédit en possession de la rédaction de RésistanceS.be : «Le fédéralisme ne m'emballe pas, je suis plutôt du genre impérialiste et partisan des théories de Van Severen tendant à réaliser l'unité des Pays-Bas jusqu'à la Somme». Jeune militant rexiste et volontaire sur le front de l'Est, Jean-Robert Debbaudt restera fidèle à l'enseignement politique reçu avant guerre de John Hagemans. Chef charismatique des jeunesses rexistes, ce dernier était directement issu du courant national-solidariste. De 1952 à 1978, Debbaudt – en contact régulier avec Léon Degrelle - fut le principal artisan des tentatives de création d'un nouveau mouvement rexiste en Belgique, sous de multiples appellations : Mouvement social belge, Mouvement rexiste, Action rexiste, Front rexiste et Front nationaliste populaire.
En recherche d'identité politique, le Front de la jeunesse, l'organisation de référence de l'histoire néofasciste francophone qui fut parrainée par le NEM, reprendra également à son compte le label «solidariste». Sans nécessairement faire mention de son idéologue flamand. Ce fut également le cas du «courant solidariste» de l'extrême droite française. Dans les années nonante, réapparaîtront des partisans francophones du national-solidarisme de Joris van Severen. «A l’heure de l’effondrement de l’idéologie marxiste (les anciens marxistes se sont reconvertis dans l’apologie de la société multiraciale) et de l’insuffisance manifeste de l’idéologie libérale et sociale-démocrate, les conceptions politiques de Joris Van Severen méritent d’être réexaminées en les situant cependant dans un cadre européen», conclut l’article «Joris Van Severen est-il actuel ?», publié en 1993 dans «Civis», un bimestriel confidentiel de l'extrême droite francophone. L'auteur de cet article, Roland Pirard,
est alors le directeur-fondateur de «Civis». Provenant
de la Nouvelle Droite de Belgique, il est aussi à ce moment-là
le secrétaire-général du Front national (FN)
belge de Daniel Féret. Après des conflits internes entre
l'aile «NR» (nationaliste-révolutionnaire) du FN
et le «clan Féret», Roland Pirard claquera la porte
du FN pour rejoindre le Vlaams Blok (l'ex-dénomination du Vlaams
Belang). En 2006, le transfuge frontiste est élu au Conseil
de l'aide sociale d'une commune bruxelloise pour le compte du parti
d'extrême droite flamand. L'année suivante, ce partisan
francophone du nationalisme flamand et de Joris van Severen écrira
une biographie partisane d’Adolf Hitler (à son sujet,
La «bannière wallonne» du mouvement racialiste Terre & Peuple (T&P) a en effet elle aussi repris les théories national-solidaristes de van Severen. Les Wallons de T&P participent par exemple à des événements nostalgiques en faveur de la mémoire du leader solidariste flamand. Le 20 mai 2000, avec leurs «camarades flamands» du Voorpost, un groupe d'action nationaliste mené par des dirigeants du Vlaams Belang, les francophones pro-van Severen s'étaient réunis pour la commémoration du soixantième anniversaire de sa mort.
Les cérémonies d'hommage à van Severen continuent de nos jours. Toujours avec la participation de ses disciples francophones de Terre & Peuple. Certes de façon plus confidentielle et moins radicale qu'en Flandre, les néo-nationaux-solidaristes francophones ont néanmoins permis de cultiver au sud du pays cette idéologie d'Ordre nouveau prônée avant guerre par Joris van Severen. Alexandre Vick © RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 11 novembre 2009.
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Ce nouveau dossier de RésistanceS.be vous présente le corpus, l'histoire, le développement et les partisans du national-solidarisme, de 1931 à nos jours.
• Au cœur de l'idéologie national-solidariste de van Severen • Au source du vrai solidarisme : Léon Bourgeois • Les solidaristes flamands après 1945 • Les disciples francophones de van Severen • Autonome et national-solidariste : portrait de la Nieuw-solidaristisch alternatief (N-SA)
Pour poursuivre ce dossier lire aussi sur RésistanceS.be : • Le national-socialisme contre le socialisme • Were Di, Vlaams Blok,même combat ! • Le VMO, toujours un exemple pour le Vlaams Belang Sources et références de notre dossier Pour réaliser ce dossier sur l'histoire, le développement et la survivance du national-solidarisme de Joris van Severen, RésistanceS.be s'est référé aux sources suivantes : • Divers documents internes ou publics de mouvements solidaristes ou influencés par les thèses politiques de van Severen. • «Les mouvements solidaristes», in «L'Extrême droite en Belgique (III)» d'Etienne Verhoeyen, «Cahier Hebdomadaire» n°715-716, du 26 mars 1976, Centre de recherche et d'information socio-politiques (CRISP), Bruxelles, 36 pages. • «L'Ordre nouveau en Flandre : le Verdinaso», texte extrait du livre «Le Vlaams Blok» (édition française) de Hugo Gijsels, éditions Luc Pire, Bruxelles, 1994. • «Le solidarisme : Léon Bourgeois» (page 887 à 891), notice de l'ouvrage «Histoire des idées politiques» de Marcel Prélot et Georges Lescuyer, éditions Dalloz, Paris, 1990 (dixième édition), 954 pages. • «Les rats noirs – L'extrême droite en Belgique francophone» de Manuel Abramowicz, éditions Luc Pire, 1996, Bruxelles, 239 pages. • «Dictionnaire de l'extrême droite néerlandophone», RésistanceS.be L'extrême droite en Flandre ? Vous souhaitez plus d'informations sur le Vlaams Belang et les organisations d'extrême droite flamandes, consultez alors nos articles en français sur notre site, mais également les sites et blog des antifascistes flamands :
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