|
RésistanceS.be 24-03-2013 |
|
Enquête exclusive proposée par le journal RésistanceS.be
Francis C et d'autres frontistes vont ensuite apporter leur soutien à Solidarité unitaire, un « parti citoyen » fondé par des dissidents du FN réunifié Depuis qu'il a lancé le mouvement NS Wallonie, Francis C se présente sous le prénom de Léon. Afin de prouver sa dévotion totale à son héros, dernièrement, il s'est fait tatoué sur son crane un aigle avec la croix de Bourgogne. Dans ses « favoris » affichés sur son profil Facebook, Francis C, qui se cache sous le nom de « Léon NS-Wallonie », se trouvent des groupes intitulés « Rexisme », « Croix celtique », « Waffen SS historical group », « On aime le porc mais pas les islamistes », « Génération Identitaire Picardie », « Marion Maréchal-Le Pen »...
Comme le montrent leurs écrits postés sur Facebook, le « niveau intellectuel » des membres du mouvement NS Wallonie est assez bas. Leurs connaissances politiques sont très limitées, sectaires et fanatiques, mais leur détermination est bien marquée. Ils se présentent comme les purs et durs de l'extrême droite belge francophone. Aiment « rouler des mécaniques » et apparaître comme des « méchants »... pour faire peur aux ennemis de la « race blanche ». L'utilisation régulière de Facebook pour s'exprimer publiquement pourrait laisser à penser qu'il s'agit, une fois encore, d'un de ces énièmes groupes éphémères se développant uniquement - et de façon artificielle - sur Internet. Même si ce réseau social est utilisé abusivement pour diffuser sa propagande, fait de bric et de broc nazi, le groupe de Francis C organise cependant des descentes sur le terrain. En septembre de l'année dernière, il se trouvait par exemple dans la commune de Malonne pour participer à une manifestation contre la libération de Michelle Martin, l'ex-femme et complice de Marc Dutroux. Le dirigeant de la NS Wallonie y défilait avec les militants de Nation, le mouvement identitaire et (national-)solidariste le plus actif actuellement. En février dernier, le même Francis C prit la tête d'une autre manifestation de rue d'une vingtaine de personnes, essentiellement des motards, pour protester à Liège contre la demande de libération conditionnelle de Marc Dutroux. Le calicot de la NS Wallonie sera déployé, sur la place Saint-Lambert, devant le palais de Justice. Le samedi 9 mars dernier, c'est une « soirée privée années 80 » de ce mouvement qui eut lieu dans une salle d'un café, louée pour l'occasion dans la petite commune d'Engis (province de Liège). Elle fut décorée d'un drapeau rexiste, d'un autre néonazi et du calicot de la NS Wallonie. Une trentaine de membres et sympathisants s'y rendirent, souvent en famille, avec femmes et enfants. Sur une des photos prises lors de cette soirée NS, figurent quinze gros bras, à l'allure skin-nazis.
Outre ses liens avec des anciens du Front national belge « réunifié », quelques militants du mouvement Nation et des motards de la White Boy Society, NS Wallonie a aussi eu des contacts avec la branche allemande de la Right Wing Resistance (RWR). Apparu en 2009 en Nouvelle-Zélande, ce réseau de fondamentalistes néonazis - portant un uniforme paramilitaire de couleur noir comme la SS - prône ouvertement la violence comme méthode d'action politique. Pour mieux se structurer, la NS Wallonie a le projet d'ouvrir prochainement un local à Plainevaux, dans la commune de Neupré (toujours dans la province de Liège), où réside un de ses militants les plus radicaux. Dans l'attente de ce QG, ce petit mouvement néonazi a mis en ligne il y a quelques jours un site Internet. Entre autre, dans l'objectif de regrouper « les hommes volontaires et fiers qui veulent se réapproprier leur liberté et aider le peuple blanc à reprendre sa place ». En précisant : « Chacun selon ses compétences peut participer au redressement de notre Pays, de notre Europe... ». Rien de moins pour ce groupuscule wallon. Dans la plus pure tradition nazie, le mouvement NS Wallonie insiste encore sur un point essentiel pour lui : « Notre Terre est notre Sang, notre Sang est notre Honneur, notre Honneur s’appelle Fidélité, notre Fidélité va à notre Patrie européenne et à notre Race... ».
Si son style a des allures nostalgio-folkloriques et ses troupes sont maigrichonnes, néanmoins, la logorrhée du mouvement NS Wallonie démontre l'entretien d'une culture violente - de type néonazie - au coeur même de l'extrême droite belge francophone. Ses relations étroites avec d'autres groupes et mouvements politiques - en Belgique et en Allemagne - sont des preuves de l'existence d'alliances informelles entre les différentes composantes de la droite nationaliste radicale. L'existence de la NS Wallonie rappelle que des « soldats politiques » se préparent toujours, y compris dans notre pays, à la « guerre des races ». Passeront-ils pour autant de leurs écrits aux actes ? A suivre de près... Tatiana VERTAELENS
Note de la rédaction
© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 24 mars 2013.
|
Emblème de la NS Wallonie, un nouveau mouvement néonazi et néorexiste actif depuis peu dans la province de Liège.
Note de la rédaction Pour être régulièrement informé sur l'extrême droite, le racisme, le sectarisme et l'intégrisme, retrouvez également le journal RésistanceS.be sur le réseau social Facebook
Note de la rédaction Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite. Pour la reprise de nos informations sur des sites Internet, veuillez faire un hyperlien vers notre site : www.resistances.be
Depuis le mois d'août 2008, RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire de l'extrême droite, anime une campagne d'information pédagogique en direction des électeurs et des militants d'extrême droite ! Pour plus d'information
et la soutenir CLIQUEZ
ICI Comité
de soutien de l'asbl RésistanceS Pour
bénéficier de nos services : Soutenez vous aussi RésistanceS.be ! ... et abonnez-vous gratuitement à sa Newsletter !
|