| INFO de
ce 20 juin (9h30) : Le concert néonazi de la HSN aura lieu
en France CLIQUEZ
ICI |
Ce samedi 20 juin 2009
Concert néonazi au coeur de la Wallonie
En Flandre, les naziskins de Blood & Honour (B&H)
organisent régulièrement des concerts. Autant d’occasions
pour diffuser des slogans «NS» et de haine contre les
étrangers, les juifs et la démocratie. Ce samedi, un
tel concert aura lieu en Région wallonne. A l'initiative de
la Hammerskin Nation (HSN), une organisation encore plus radicale
que B&H. Enquête sur ce «nid de nazis» qui pourrait
s’installer en terre wallonne.

A droite sur l'image ci-dessus, l'invitation
pour l'«European Hammerfest 2009» qui aura lieu ce samedi
20 juin en Wallonie. Le 18 avril dernier, ses organisateurs, le groupe
français Crew 38, proposait un rassemblement à l'occasion
de l'anniversaire de naissance d'Adolf Hitler (illustration de gauche)
- Documents AFF-Verzet-RésistanceS.be
Depuis plusieurs années, la Flandre est devenue la plaque tournante
pour la tenue de concerts néonazis confidentiels organisés
depuis l'étranger (voir dans la colonne de droite les références
des articles de RésistanceS.be sur ce sujet). Afin d'éviter
leur interdiction (par la commune ou la justice) ou une «infiltration»
(par la police ou des militants antifascistes), les informations à
leur propos ne sont diffusées qu'à la dernière
minute et dans un milieu restreint. Seuls les membres de ce dernier
sont mis au courant de l’adresse exacte du concert.
Néanmoins, il arrive, grâce à
leur travail d'investigation, que des réseaux d'informations
contre l'extrême droite parviennent à être mis
au courant de telles manifestations, qui relèvent en général
de l'illégalité. Effectivement, lors de ces concerts,
les slogans et la propagande qui sont diffusés sont souvent
en infraction avec les lois antiracistes, antinégationnistes
et antidiscriminations.
«Tuez les juifs et les immigrés»
En Belgique néerlandophone, ces concerts semi-secrets
et illégaux sont dans la plupart des cas organisés par
la «division allemande» de Blood & Honour (B&H),
un réseau international de skinheads néonazis basé
en Grande-Bretagne. La «division flamande» officielle
de B&H apporte alors un soutien logistique pour l'organisation
de ces concerts. Au cours de ceux-ci, des groupes étrangers
de musique naziskins viennent pour des prestations où la haine
raciste et antipolitique est au rendez-vous. Salut hitlérien,
nostalgie du Troisième Reich nazi et appels ouverts à
l'assassinat des immigrés et des juifs sont monnaie courante
lors de ces manifestations.
Jusqu'à présent, les organisateurs
de ces «messes nazies» non jamais réellement été
inquiétés, ni par la police ni par la justice, et ce
bien que des infractions à diverses lois furent souvent constatées.
Les réactions du Centre pour l’égalité
des chances et la lutte contre le racisme en vue d’éviter
ces concerts de la haine au cœur de la Flandre sont quant à
elles restées assez timides. Aucune action réellement
sérieuse n’a été envisagée. L’organisme
fédéral en charge de la lutte contre les discriminations
s’est résumé à l’application de procédures
bureaucratiques au détriment d’une action efficace visant
à ce que cessent pour de bon les concerts de Blood & Honour.
Pourtant, il y a peu de temps encore, un journaliste
antifasciste allemand d'investigation avait réussi à
infiltrer l'un des concerts de B&H qui se déroulait en
Flandre. A l'aide d'une caméra cachée, ce journaliste
avait filmé les néonazis déchaînés
et hurlants, de toute leur haine, des slogans appelant à tuer
les juifs et les immigrés. Les images de son film avaient ensuite
été diffusées sur plusieurs chaînes belges
de télévision.

La «division flamande» de Blood
& Honour-Combat 18 (B&H-C18), lors d'une manifestation néonazie
en Hollande en 2007. Entre les Hammerskins et B&H-C18, c'est la
guerre © Photo : Alert! (réseau antifaciste hollandais).
Rassemblant «NS» en Wallonie
En Wallonie, jusqu'à présent, aucun concert
de ce type n'a encore été programmé à
notre connaissance. Selon une information recueillie par l'Antifascistische
front-Verzet (AFF-Verzet), le réseau flamand d'information
contre l'extrême droite avec lequel collabore RésistanceS.be,
ce samedi 20 juin, un rassemblement de groupes naziskins de musique
aura lieu, pour la première fois, quelque part en Région
wallonne.
Cette fois-ci, son organisateur n'est pas Blood
& Honour. Il s'agit de la Hammerskin Nation (HSN), une de ses
dissidences les plus radicales (voir l'encadré ci-dessous).
Sans autre précision, ce concert aura lieu dans le sud de notre
pays («Southern Belgium», comme le mentionne l'invitation
interceptée par l'AFF-Verzet), à l'occasion de l'«European
Hammerfest 2009». Ce concert sera donc la fête annuelle
proposée par la HSN. C'est sa branche française qui
est en charge de cette «fête» aux accents «NS».
Utilisées aussi dans le milieu skinnazi, les initiales «NS»
sont celles désignant l'idéologie «National-Socialiste».
A l'instar des concerts organisés par Blood
& Honour en Flandre, l’endroit précis où se
déroulera celui de la HSN en Wallonie ne sera dévoilé
que dans le courant de la journée de samedi, par SMS et téléphones
portables, à ceux qui fréquentent habituellement ce
genre de manifestation. Une telle procédure de sécurité
vise à empêcher son interdiction, par exemple par le
bourgmestre de la commune où la salle a été préalablement
louée. La location a comme d'habitude été faite
via une association bidon, souvent de type culturel, dans le but d'éviter
que la vraie nature de l'événement soit connue du propriétaire
de la salle.
Dès qu’il en aura connaissance, le
bourgmestre de la commune où l'«European Hammerfest 2009»
se tiendra l'interdira-t-il pour éviter des troubles de l’ordre
public ? Ou bien la police interrompra-t-elle le déroulement
dès qu’il y aura constatation d’infractions à
la législation contre le racisme ? Des possibilités
existent (voir la colonne de droite de cet article) pour éviter
la tenue d'un tel rendez-vous où les appels à la discrimination
raciste seront certainement réguliers.
Au programme : des purs et durs
Pour son «European Hammerfest 2009» de ce samedi
20 juin, la Hammerskin Nation a mis à l'affiche six groupes
de musique naziskin : Bully Boys, H8 Machine, Before the War, Carpe
Diem, Stahlgewitter et Rotte Charlotte. Ils sont tous du même
style. Les paroles de leurs chansons s’attaquent avec haine
aux juifs, aux étrangers, aux gauchistes, à la franc-maçonnerie
et à bien d'autres cibles traditionnelles de l'extrême
droite pure et dure.
Au programme, on trouve deux groupes
présents depuis le tout début aux côté
de la Hammerskin Nation : Bully Boys et H8 Machine. Bully Boys est
un groupe de musique ouvertement antisémite. C’est ce
qu’il ressort de plusieurs de ses morceaux, tels que «Six
million more, Holocaust and Kristallnacht do not a thing to me»
et «Sieg Heil». Au dos d’un de leur CD,
on peut voir une photo d’un four crématoire d'un camp
d'extermination nazi, avec la mention «Over 6 million served»
(Déjà six millions servis). Sur Youtube, on peut, sur
des vidéos postées, observer un public déchaîné
attiré par les Bully Boys ( ).
H8 Machine, à l’origine connu sous le nom de Dying Breed,
joue déjà depuis des années dans les concerts
de la Hammerskin Nation. On retrouve ce groupe sur plusieurs CD de
compilation produits par la HSN. C'est le cas de la compilation «Support
the Cause», par exemple, proposée par un label de
musique néonazi allemand.
Ce samedi 20 juin, pour le concert en
Wallonie de la Hammerskin Nation, est également programmé
Before the War. Ce groupe de musique néonazi vient de Slovaquie.
Il s’est déjà produit précédemment
lors de concerts organisés par Blood & Honour. Deux membres
de ce groupe jouent également dans «Urdung 88»
(Ordre 88), un groupe de Black Metal national-socialiste qui accole
deux fois dans son nom la huitième lettre de l'alphabet, le
H, ce qui donne HH, soit dans le langage codé néonazi
«Heil Hitler». Dans le livret accompagnant son CD «Flames
of Wrath», on relève une citation du nazi wallon Léon
Degrelle. Aux yeux de Before the War, l'ancien chef de la SS «Wallonie»
est un grand héros qui a courageusement «combattu
contre les parasites» durant la Seconde Guerre mondiale
sur Degrelle ).
Le quatrième groupe dans la programmation
de ce samedi est Carpe Diem. C'est un outsider. Ce groupe allemand
n’a en effet officiellement aucun attrait pour le «harcore
néonazi». Carpe Diem se positionne plutôt dans
la ligne du courant musical de nouvelle droite «Identität
Durch Musik», à l’image du «RIF», le
Rock Identitaire Français. Cependant, dans son morceau «Europa,
Jugend, Revolution» (un slogan des radicaux de l'extrême
droite en Europe), le groupe explique que l’Allemagne nazie
n’est pas à l'origine de la Seconde Guerre mondiale,
mais s’est défendue contre une attaque étrangère.
Cette thèse est celle qu'avaient évoquée jadis
les nazis ! Sur le CD «Frei geboren», figure un symbole
maçonnique frappé d’un signal d’interdiction.
Dans leurs interviews également, les membres de Carpe Diem
fulminent contre les francs-maçons. Une obsession semble-t-il.
Logique, dans le milieu de l'ultra droite nationaliste.
Stahlgewitter est un groupe néonazi
qui vient également d'Allemagne. Il a déjà sorti
plusieurs CD. Entre autres «Auftrag Deutsches Reich» qui,
à cause de son antisémitisme et de sa glorification
du nazisme, a été interdit à la vente dans son
pays d'origine. Dans «Achtundachtzig» (Quatre-vingt-huit),
certains nombres sont mis à l’honneur, tels que le «14»,
qui renvoie aux «quatorze mots» bien connus dans les cercles
néonazis (ces quatorze mots sont : «We must secure
the existence of our people and a future for white children»),
ou le «88», code-symbole déjà évoqué
dans cet article pour «Heil Hitler».
Le dernier groupe à l'affiche du concert
nazi de ce samedi est Rotte Charlotte. Récemment encore, ce
groupe allemand se trouvait sur les podiums de Blood & Honour
Vlaanderen (B&H-VL). Après un des concerts proposés
par B&H-VL, le 18 octobre dernier à Dixmude, Chris Moorkens,
un de ses dirigeants, écrivait que Rotte Charlotte figure parmi
les trois meilleurs groupes qu’il a vu ces dernières
années. Lors du concert de Nouvel-An de Blood and Honour Vlaanderen,
organisé le 10 janvier de cette année, Rotte Charlotte
était à nouveau invité. Dans le morceau «Wir»,
ce groupe néonazi allemand évoque de manière
ironique le rapatriement des étrangers vers leur pays d’origine
par le «vol 1-4-8-8» (rappel de la symbolique des nombres
«14» et de «88»). Dans d’autres morceaux,
les autres cibles habituelles des néonazis sont listées.

Pochettes de CD de groupes naziskins qui seront
présents ce 20 juin en Wallonie pour le concert des Hammerskins
© Documents AFF-Verzet.
Combat 18 (Adolf Hitler)… interdit !
Ce samedi 20 juin, combien de personnes viendront en Wallonie
les écouter au concert de la Hammerskin Nation ? Il est difficile
d’évaluer le nombre de fanatiques de musique naziskins
qui seront présents. L’organisation de ce concert est
entre les mains des Français de Crew 38, avec l’appui
de «camarades allemands». En Belgique, le groupe Crew
38 entretient des contacts réguliers avec le milieu néonazi
brugeois. En particulier avec le café De Kastelein (devenu
maintenant le Moloko). Ce café-concert établi dans la
ville de Bruges est le fief des «Vilains». Le 2 novembre
2007, ce groupe skinhead flamand participait, à Paris, à
un concert de Crew 38. Entre autres avec les Bully Boys, à
l'affiche du concert de ce 20 juin de la Hammerskin Nation. Cette
organisation internationale de naziskins n’en est d’ailleurs
pas à son premier contact en Belgique. Le 26 novembre 2005,
en Flandre, un concert néonazi était organisé
conjointement par sa «branche française» et «Blood
& Honour Vlaanderen».
Depuis, Blood & Honour en Flandre a réellement
implosé entre deux clans opposés. La division de ce
mouvement l'a fortement affaibli. Pour leur part, en Europe, les Hammerskins
sont moins bien connus que Blood & Honour. De plus, la capacité
de mobilisation des groupes néonazis est assez variable en
fonction des conflits internes qui ravagent cette mouvance politico-musicale.
Blood and Honour Vlaanderen pouvait ces dernières années
mobiliser jusqu’à 800 sympathisants (la plupart venant
cependant des pays limitrophes), mais d'autres rencontres ne rassemblaient
que 150 personnes. L'organisation Combat 18 (le 1 et le 8 se rapportent
à la premier et à la huitième lettre de l’alphabet,
soit AH… les initiales d’Adolf Hitler !), la «division
allemande» de Blood and Honour a déjà pu organiser
dans notre pays, en Région flamande, des concerts qui rassemblèrent
de 150 à 2000 néonazis.
Pour en revenir au concert de ce samedi
20 juin, tous les naziskins de France, d'Allemagne, des Pays-Bas et
de Belgique ne sont pas pour autant les bienvenus. En effet, les organisateurs
ont clairement signifié que les armes et la drogue y seront
interdits, ainsi que l'entrée aux membres de «Combat
18», organisation officielle de Blood & Honour. Une preuve
de plus de la division maintenue du mouvement skinhead néonazi.

Léon Degrelle, chef des nazis belges
francophones durant l'occupation allemande, est devenu une des références
politiques des naziskins. Ici, en 2007, à la Une du site de
la «division polonaise» de Blood & Honour –
Combat 18 © Document RésistanceS.be
L'extrême droite survit... grâce aux naziskins
!
C'est dans quelques heures que la fête 2009 des Hammerskins
se déroulera quelque part en Wallonie. Ils attireront des naziskins
de Belgique (francophones comme néerlandophones) et venant
de l'étranger, de France, d'Allemagne et des Pays-Bas. Si en
général de tels événements ne donnent
pas lieu à des «émeutes» ou à des
ratonnades contre des étrangers, ils participent cependant
à l'endoctrinement de jeunes à la haine raciste. Ces
concerts sont de véritables lieux de lavage de cerveau permettant
à leurs organisateurs d'embobiner des ados et des adultes séduits
par les discours d'extrême droite. Certains membres de leur
public passeront un jour ou l’autre à l’acte, comme
le montrent les cas américains (voir ci-dessous notre encadré).
Le 7 juin dernier, lors des élections
régionales et européennes, le Front national et ses
concurrents ont tous subi un «Waterloo électoral»
historique ( ).
Disparue des Parlements régionaux et communautaires, l'extrême
droite reste cependant une réalité dans la vie quotidienne.
Les concerts néonazis de Blood & Honour ou de la Hammerskin
Nation participent à leur façon à la survie de
l'extrême droite politique dans sa globalité. Le combat
n'est donc pas terminé contre les nostalgiques de l'Ordre nouveau.
Simon Harys
Rédaction RésistanceS.be (article réalisé
avec l'AFF-Verzet, réseau flamand de lutte contre l'extrême
droite).
Qui sont
les Hammerskins ?
Le concert nazi qui aura lieu ce samedi 20 juin en Wallonie
est organisé par la Hammerskin Nation. Ce mouvement néonazi
international est apparu, il y a près de vingt ans, outre-Atlantique.
Depuis, il s'est développé un peu partout en Europe.
Voici son portrait proposé par l'AFF-Verzet, réseau
flamand de lutte contre l'extrême droite.

Les Hammerskins ont été fondés en 1988
à Dallas, par des néonazis purs et durs - Photo
PG
Née à Dallas, aux Etats-Unis, en janvier 1988,
sous le nom de Confederate Hammer Skins (CHS), la Hammerskin
Nation (HSN) est une organisation de naziskins opposée
à Blood & Honour (B&H), la première organisation
internationale de skinheads néonazis. La HSN est décrite
par l'Anti-Defamation League américaine (un mouvement
juif antiraciste) comme le «groupement de skinheads néonazis
le plus violent et le mieux organisé».
Le nom et le logo de la Hammerskin
Nation proviennent de «The Wall», un album du groupe
Pink Floyd datant de 1979 qui sera porté à l’écran
en 1982. Le film «The Wall» est basé sur
une satire contre le fascisme. Il raconte l’histoire d’un
chanteur de rock qui devient esclave de la drogue et perd le
contrôle de la réalité. Il veut mettre les
Juifs et d’autres ennemis dos au mur et les exécuter.
Faisant référence au Judéocide, il chante
la «solution finale», l’ouverture des chambres
à gaz et la mise en route des fours crématoires.
La croix gammée est remplacée par deux marteaux
croisés, marteaux qui détruiront les portes derrière
lesquelles se cachent les minorités apeurées.
Bien qu'il ne puisse être reproché à Pink
Floyd une quelconque connivence avec le fascisme, la Hammerskin
Nation a récupéré à son profit cette
cruelle histoire imaginaire.
Le premier groupe Hammerskin Nation
est apparu fin des années quatre-vingt à Dallas.
Par la suite, d'autres groupes HSN sont apparus ailleurs aux
Etats-Unis, pendant que des «sections européennes»
voyaient également le jour.
A la fin des années
nonante, ses membres entament la promotion de la «white
power music». De la musique nazie, qui d’une part
génère des rentrées d’argent et d’autre
part permet de recruter de nouveaux membres. En mars 1999, le
premier concert de la «white power music» devait
avoir lieu à Tampa, en Floride. A l’affiche, avaient
été programmés les Blue Eyed Devils, un
groupe américain qui se produira plus tard, en 2006,
devant plus de 2000 personnes à Weelde, dans la Campine
anversoise, lors d’un concert organisé par la «division
allemande» de Blood and Honour ( ).
Le concert de la HSN à Tampa n’eut finalement pas
lieu, après que le propriétaire de la salle ait
pris connaissance de l'appartenance politique des organisateurs
de ce concert. Le 7 août 1999, le premier concert de Hammerskin
Nation put finalement avoir lieu à Hanover, en Pennsylvanie.
A son programme, on trouvait entre autres Dying Breed, un groupe
actuellement connu sous le nom de H8 Machine, et Bully Boys.
Deux groupes qui sont à l'affiche ce samedi 20 juin pour
le premier concert organisé par la Hammerskin Nation
en Belgique francophone.
Apparu aux Etats-Unis, la Hammerskin
Nation possède, outre des groupes locaux américains,
des sections au Canada, en Angleterre, en Nouvelle-Zélande,
en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et dans quelques pays
d’Europe de l’Est. Le Southern Poverty Law Center
(un centre de lutte pour les droits de l'homme) estime que la
HSN regrouperait au total plus de deux mille membres. En 2002,
le premier «Hammerfest» fut organisé en Europe.
Plus de mille cinq cent hammerskins, des sympathisants de ce
mouvement et d'autres «crânes rasés»
néonazis y participèrent.
Hammerskin Nation fonctionne sur
la base d'un cercle confidentiel, voire totalement secret. On
ne peut en devenir membre qu’après une période
d’essai. Après cela, ses nouveaux membres deviennent
de véritables «soldats politiques» du «combat
racial». Des combattants qui sont prêts à
mener la «guerre ethnique», contre les étrangers,
les juifs, les médias et les autorités gouvernementales.
Comme B&H, la HSN prône le terrorisme pour arriver
à ses fins...
Durant l’été
1988, plusieurs de ses membres ont ainsi été impliqués
dans des actes violents à l’égard de Noirs
et de Latinos américains à Dallas (Texas). Au
même moment, une synagogue et une maison d'une organisation
de la communauté juive locale furent recouvertes de slogans
antisémites. L’année suivante, une bombe
incendiaire est déposée près d’un
night-club fréquenté par des non-blancs. En juin
1991 à Arlington (toujours dans l'Etat du Texas), trois
membres de Hammerskin Nation - âgés de 16 ans !
- assassinent Donald Thomas, pour le simple motif qu'il était
Noir.
La même année, une bombe incendiaire est déposée
à proximité d’un groupe de skinheads opposés
à la HSN. Toujours en 1992, une bande de la Hammerskin
Nation s'attaque à un SDF afro-américain, Douglas
Garett, âgé de 50 ans. Il est assassiné
à coups de batte de base-ball. En mars 1999 à
Temecula (Californie), un autre Noir-américain, Randy
Bowen, âgé de 23 ans, est mis à mort par
six nervis de la HSN. Pour expliquer leur acte meurtrier, les
jeunes tueurs diront simplement : «We don’t like
niggers here» (Nous n’aimons pas les nègres
ici). Après quoi, sur le modèle d'un rite raciste
criminel, ils effectuèrent le salut hitlérien
et chantèrent des refrains nazis. Bien que des membres
soient régulièrement jugés pour leurs actes,
la violence de la HSN continue encore et toujours. «No
laws will ever break us!» (Aucune loi ne nous brisera
jamais!), peut-on lire dans la publication officielle de la
Hammerskin Nation.
[Notice sur la Hammerskin Nation
réalisée par l'AFF-Verzet, réseau flamand
de lutte contre l'extrême droite. Traduit du néerlandais,
revu et réactualisé par RésistanceS.be].

Dès sa création, la «section
française» des Hammerskins eut des liens avec l'Oeuvre
française (OF), comme le montre notre document ci-dessus.
Toujours active en 2009, l'OF est un mouvement néofasciste
national-catholique, notamment disciple de Léon Degrelle,
l'ex-dirigeant de la division SS «Wallonie». Le
concert néonazi de ce 20 juin qui aura lieu en Wallonie
est organisé par la section française de la HSN
© Document RésistanceS.be
|
Anciens
de l’extrême droite : contactez-nous !

Vous avez jadis
ou récemment encore milité dans une organisation,
un groupe ou un parti d’extrême droite. Vous n’en
êtes plus membre parce que vous avez changé d’opinion.
Vous souhaitez
à votre tour lutter contre l’extrême droite
qui a abusé de votre naïveté, de votre jeunesse.
RésistanceS.be
peut vous y aider !
• Si vous
voulez témoigner de votre expérience au sein de
l’extrême droite
• Si vous voulez vous adresser à ceux qui y sont
restés pour leur dire de la quitter au plus tôt
• Si vous avez gardé de la documentation (tracts,
journaux, photos, documents variés…) de l’organisation
ou parti d’extrême droite dans lequel vous militiez,
alors :
CONTACTEZ-NOUS
!
Votre anonymat
sera entièrement garanti.
info@resistances.be |
© Affiche de RésistanceS –
2008-2009
© RésistanceS.be – web-journal
de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be
– info@resistances.be – Article mis en ligne le 18
juin 2009.
|

Les néonazis de la Hammerskin Nation arrivent en Wallonie
ce 20 juin...
INFO
de ce 20 juin (9h30) : Le concert néonazi de la HSN aura lieu
en France CLIQUEZ
ICI
Comment
interdire
les concerts nazis ?
• L'AFF-Verzet, réseau flamand d'information
contre l'extrême droite (et partenaire de RésistanceS.be),
propose un «Mode d'emploi» où sont repris les démarches
légales pour interdire les concerts et autres meetings néonazis
dans une commune.
Pour consulter celui-ci
CLIQUEZ
ICI
Sur
ce même thème, lire sur RésistanceS.be
•
Stop à l’impuissance contre Blood
and Honour !
• «Terrorisme
identitaire» : toujours à l'ordre du jour
• Belgium
: a playground for Nazis (article en anglais)
• Réseau
terroriste démantelé en Belgique
• La
Belgique reste une plaque tournante des « négateurs-nazis
»
• L’extrême
droite au stade
• Anti-globalisation
: infiltration néonazie
• Tentative
d’assassinat de Chirac
Et notre dossier
sur la vraie histoire du mouvement skinhead :

INFOS
ANTIFASCISTES SUR LA FLANDRE Pour
plus d'informations sur l'extême droite en Flandre, il faut
consulter régulièrement le site de l'AFF, partenaire
flamand de RésistanceS.be
CLIQUEZ
ICI

Campagne «
Extrême droite : ils se trompent de colère ! »
Depuis
le mois d'août 2008, RésistanceS.be, le web-journal de
l'Observatoire de l'extrême droite, anime une campagne d'information
pédagogique en direction des électeurs et des militants
d'extrême droite !
Pour plus d'information
et la soutenir
CLIQUEZ ICI
Comité
de soutien de RésistanceS
POUR
BENEFICIER DE NOS SERVICES : QUE FAIRE ?
Soutenez vous aussi RésistanceS...
Média gratuit proposé par l'Observatoire
belge de l'extrême droite, RésistanceS se réalise
uniquement grâce à l'apport financier de son équipe
et de certains lecteurs qui lui font des dons.
Vous lisez gratuitement
les articles de RésistanceS !
Soutenez financièrement
ce service exceptionnel en versant un don sur son compte bancaire
:
n° 310-1618732-82
IBAN : BE25 3101 6187 3282
Avec en communication : «don 2009»
... et abonnez-vous gratuitement
à sa Newsletter !
Vous souhaitez recevoir des informations sur l'Observatoire de l'extrême
droite, le journal RésistanceS et les réactualisations
de son site Internet :
=> Abonnez-vous (c'est en plus gratuit, mais cela n'empêche
pas de faire un don : revoir ci-dessus) à sa Newsletter : CLIQUEZ
ICI
|