RésistanceS.be 10-09-2011

NOUVEAU (15/09/2011) Division Wallonie de Blood and Honour : réaction du Front national «réunifié»

 

 

Info EXCLUSIVE de RésistanceS.be


Les néonazis
de Blood and Honour s’installent en Wallonie


Après la Flandre, Blood and Honour (B&H) s’implante en Belgique francophone. Le bastion de sa «division Wallonie» (sic) se trouve dans la région de Charleroi. L’objectif de cette organisation internationale néonazie est de former des «soldats politiques». Afin de mener une «guerre raciale» pour sauver la «race blanche» de son «anéantissement» planifiée par le ZOG (Zionist Occupation Government) ! Des dirigeants flamands de B&H ont été récemment condamnés pour leurs activités politiques à plusieurs mois de prison. Enquête - avec des informations exclusives - de RésistanceS.be sur cette section néonazie wallonne et la mouvance violente «NS» (national-socialiste) à laquelle elle appartient.


 

Concert clandestin de Blood and Honour

Concert clandestin nazi de Blood & Honour organisé, en 2007, en Flandre. Image extraite d’une vidéo filmée en caméra cachée par un journaliste antifasciste et ensuite diffusée sur VTM (télévision privée flamande). 

 


Il y a quelques semaines, il a été lancé, de façon très confidentielle, en Belgique la première «division wallonne» de Blood and Honour (B&H). Cette organisation internationale rassemble une partie des skinheads («crânes rasés») se revendiquant de l’idéologie «NS» (national-socialiste, néonazie). Son siège et sa direction, appelés «division centrale», se trouvent en Grande-Bretagne, pays où B&H a été fondée en 1987. Depuis, de nombreuses «divisions» nationales ont été créées à l’étranger (voir notre encadré ci-dessous).

Le lancement de sa section wallonne a été lent. Son apparition se réalise plus de 25 ans après la naissance outre-Manche de ce mouvement néonazi. Une lenteur causée par une série de facteurs différents : l’esprit de «bande» (au sens sociologique du terme) qui règne à Blood and Honour, son mode de fonctionnement cloisonné et semi-clandestin, une adhésion compliquée (par cooptation), ses mesures importantes de sécurité pour éviter toute infiltration, la «guerre des clans» endémique que se livrent entre eux les «crânes rasés», les dissensions internes et l’apparition de dissidences.


B&H-Vlaanderen condamnée
En Belgique, une «division» existait déjà depuis plusieurs années en Flandre, sous le nom de «Blood and Honour-Vlaanderen» (B&H-VL). Liée aux derniers chefs du mouvement néonazi flamand des années 1970-1980 et aux réseaux négationnistes, B&H-VL s’est rendue célèbre en organisant de façon confidentielle sur notre territoire national des concerts et d’autres rassemblements en l’honneur du national-socialisme, de son guide Adolf Hitler et de son disciple anglais feu Ian Stuart Donaldson, le dirigeant-fondateur de B&H.

Mais très vite la «division flamande» a été traversée par d’importants conflits internes qui ont donné lieu, au début des années 2000, au départ de plusieurs de ses activistes. Ces derniers se regroupèrent autour d’une publication au titre des plus évocateurs : «Bloed-Bodem-Eer en Trouw» (BBeT), une devise emprunté au «patrimoine nazi» (en français : Sang-Sol-Honneur et Fidélité). De cette publication, un véritable groupe de lutte armée se mis en place sous le même nom. D’autres dissidents rejoignirent ensuite Blood and Honour/Combat 18 (B&H/C18), la principale scission de l’organisation néonazie internationale. Aujourd’hui, en Belgique comme dans les autres pays en général où B&H est présente, il existe deux entités portant le même patronyme : une Blood and Honour «traditionnelle» et une autre «dissidente» (B&H/C18). Toutes les deux se revendiquent du même héritage idéologique et vouent également un identique culte de la personnalité à Ian Stuart Donaldson. Leur existence sur un même front apporte souvent de la confusion pour correctement les distinguer.

Blood and Honour-Vlaanderen (traditionnelle) a dû faire face en mars de cette année à la condamnation, à plusieurs mois de prison, de trois de ses responsables pour avoir organisé, en Flandre en 2008, un hommage aux «héros SS», un concert néonazi et un second en mémoire de Ian Stuart Donaldson. Un procès s’ouvrira dans quelques jours (le 12 septembre prochain) contre ses dissidents qui avaient créé BBeT. Ils sont poursuivis suite au démantèlement, en 2006, de ce groupe clandestin ayant planifié des actions terroristes en Flandre pour provoquer une véritable «guerre raciale» devant faire vaincre la «révolution de la race blanche» ().

Pas disparus pour autant, quelques activistes de Blood and Honour («traditionnelle» comme «dissidente», dont l’un des ex-leaders de BBeT) militent activement aujourd’hui à la Nieuw-solidaristisch alternatief (N-SA). En français : Alternative néo-solidariste. Ce mouvement politique a vu le jour en 2007. A la base de la N-SA, il y avait plusieurs petits groupes nationalistes flamands radicaux, notamment composés de skin-nazis. L’Alternative néo-flamande se singularise par son opposition directe au Vlaams Belang qu’elle considère comme étant devenu un parti de droite nationaliste «libérale» et «prosioniste» (). La N-SA incarne, certes de manière groupusculaire, le courant fasciste traditionnel jadis plus visible en Flandre. Elle se présente comme l’héritière du Vlaamse militanten orde (VMO), la plus célèbre et active organisation néonazie flamande des années 1970-1980 (). A cette époque, le VMO avait déjà lancé un recrutement dans le milieu skin «NS» et était en contact avec Ian Stuart Donaldson. Le dernier dirigeant du VMO, Bert Eriksson, apportera son soutien, au début des années 2000, à Blood and Honour-Vlaanderen ().

Pour en revenir à la «division Wallonie» du courant traditionnel de B&H, sa création a été rendue officielle par la «division centrale» le mois dernier. Mais cela faisait plusieurs années que des skin-nazis de Wallonie manifestaient leur sympathie pour l’organisation néonazie et fréquentaient ses concerts clandestins et initiatives politiques ayant lieu en Flandre et à l’étranger.


Affiche division Wallonie de Blood and Honour

Première affiche (à gauche) de la «division Wallonie» de Blood & Honour pour l’ISD Memorial qu’elle co-organise prochainement en Belgique, avec B&H-Vlaanderen et le soutien de néonazis allemands. Clin d’œil au passé : son logo (à droite) reprend le blasson de la «division SS Wallonie» de Léon Degrelle – Doc. RésistanceS.be


Belgium Defense League
En 2009, certains proches de B&H en Belgique francophone eurent d’abord le projet de lancer dans notre pays une «Belgium Defense League», sur le modèle de l'English Defense League (EDL). Cette EDL fut mise sur pied, en 2009 en Grande-Bretagne, par des militants d’extrême droite et néonazis ayant décidé de l’adoption d’une nouvelle stratégie politique. Pour combattre ladite «islamisation de l’Europe», l’EDL préconise en effet la constitution d’un «front large», y compris avec la droite national-libérale, les néoconservateurs, l’ultradroite juive sioniste et des groupes laïques islamophobes. Pour ce nouveau courant d’extrême droite, les ennemis principaux de l’Europe (blanche, occidentale et chrétienne) sont à la fois les activistes musulmans rigoristes, les politiciens, les médias et les intellectuels favorables à la société multiculturelle. L’un des théoriciens de cette stratégie désormais adoptée par une partie de l’extrême droite est le français Guillaume Faye

Anders Behrind Breivik, l’auteur le 22 juillet dernier de l’attentat contre le gouvernement norvégien et le massacre visant les jeunes militants du parti travailliste (77 morts au total ), avait depuis plusieurs années des contacts directs avec l’English Defense League. Le tueur de masse norvégien appartient idéologiquement à cette nouvelle extrême droite populiste et  islamophobe, mais qui rejette (par stratégie uniquement ?) l’antisémitisme et le nazisme. Ce qui n’est pas le cas de Blood and Honour. C’est pour cette raison, que pour elle, l’EDL est purement et simplement devenue une organisation «sioniste» !


Division Wallonie
Très vite, les initiateurs du projet de lancement d’une Belgium Defense League se sont pour finir réorientés vers B&H. C’est en 2010 que la planification d’une «division wallonne» de Blood and Honour fut relancée. Sa mise en route s’est réellement concrétisée en février de cette année en Hongrie au cours d’un rassemblement néonazi. Chaque année, la droite nationaliste «nazifiante» locale organise, à Budapest, une «Journée d’Honneur» pour commémorer la collaboration hongroise pro-allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Ce rassemblement nostalgique est également fréquenté par des délégations d'organisations NS étrangères, venant d’Allemagne, d’Angleterre, de Tchéquie… et de Belgique.

A l’occasion de l’édition 2011 de la «Journée d’Honneur», les skin-nazis wallons proches de B&H se sont réconciliés avec les membres de sa «division flamande», tous présents dans la capitale hongroise. Cette «alliance» entre les Flamands et les Wallons a mis fin à une longue «guerre des frères» (sic). Elle permettra ensuite l’ouverture, au début du mois d’août de cette année, d’une antenne en Wallonie de B&H, reconnue officiellement par la «division centrale», située à Londres. Depuis, la «division Wallonie» apparaît dans la liste de ses «contacts internationaux».Elle figure, côte à côte de B&H-Vlaanderen, dans la section «Belgique» de l’organisation néonazie.

Elle dispose de son propre logo. Celui-ci reprend l’emblème de la «division SS Wallonie», initiée durant l’occupation nazie de la Belgique, pour participer sur le Front de l’Est à la «croisade européenne contre le Bolchévisme», par Léon Degrelle, le chef du mouvement Rex (extrême droite belge catholique ).


Son fief : Charleroi
Le noyau fondateur de Blood and Honour wallonie se trouve dans la région de Charleroi. Il se compose de quelques skin-nazis vivant dans plusieurs communes de la Province du Hainaut. Le responsable de la «division Wallonie» utilise pour ses activités politiques le pseudonyme de «Chris Demart» (mais sa réelle identité est depuis lors connue).

Avec sa bande de skin-nazis, il fréquente les manifestations du mouvement Nation et du Front national dit «réunifié» (celui des purs et durs du frontisme à la belge). Il est notamment l’«ami» d’un des dirigeants les plus actifs de Nation. Une preuve de plus des liens maintenus de formations politiques d’extrême droite avec le «milieu néonazi», contrairement à leurs affirmations de circonstance et leur adhésion stratégique à la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont le but est uniquement de pouvoir se défendre en cas de poursuites judiciaires, pour racisme notamment.
Dans le cadre de sa direction de B&H-Wallonie, Chris Demart est en contact avec «Urd & Skult», une «communauté indépendante» néonazie – aux allures de secte politico-religieuse des plus inquiétantes - présente en Bavière allemande et dans les Sudètes tchèques. Leur prise de contact eut lieu en février 2011 en Hongrie à l’occasion de la «Journée d’Honneur». Chris Demart portait déjà à ce moment un t-shirt frappé du logo de la «division Wallonie» de Blood and Honour, comme cela avait déjà été le cas lors d’un rassemblement du mouvement Nation.



Chris Demart

«Chris Demart», le responsable de la «division Wallonie» de Blood & Honour. Il portait déjà le même t-shirt, où est placé son logo, bien avant son lancement officiel en Belgique.

Concert néonazi en octobre
Le baptême du feu de la «division wallonie» aura lieu le 1er octobre prochain. Pour cette date, en co-organisation avec Blood & Honour Vlaanderen, et le soutien des Allemands de l’organisation, elle propose la tenue du prochain «ISD Memorial» en Belgique. Cet événement annuel est organisé simultanément dans plusieurs pays par les divisions nationales de B&H pour honorer la mémoire de son fondateur, Ian Stuart Donaldson (ISD). 

Au programme de l’ISD Memorial flamo-wallon : des concerts de groupes skins, des discours de haine raciale et la diffusion de matériaux de propagande (CD, t-shirt, journaux…). Les ISD Memorial permettent aussi la coordination d’actions politiques et le renforcement des réseaux transfrontaliers des membres de B&H.

Pour éviter toute interdiction possible ou contre-manifestations antifascistes, le lieu de ce rassemblement néonazi est tenu secret jusqu’à la dernière minute. L’endroit choisi est souvent une salle de fête (louée sous un faux prétexte et au nom d’une association culturelle inexistante) se trouvant dans une commune rurale, facilement accessible via un vaste réseau autoroutier. Un dispositif de sécurité (B&H dispose d’un service d’ordre paramilitaire) est à chaque fois mis en place pour empêcher l’infiltration de journalistes, d’agents des forces de l’ordre et d’antifascistes. Les skin-nazis connus pour leur appartenance ou même leur sympathie pour les dissidents de B&H/Combat 18 y sont persona non grata. Les téléphones portables et les appareils photos y sont strictement interdits pour s’assurer qu’aucune image ne resortira de ces concerts-meetings. Ce qui fut déjà le cas à plusieurs reprises dans le passé et permis alors à la justice d’ouvrir ensuite des procès contre les organisateurs des rassemblements de B&H.



«Guerre des races»
Les précédentes années, c’est la division Vlaanderen qui s’occupait de la tenue de l’ISD Memorial en Belgique. Il avait en général lieu dans une petite commune flamande limitrophe de la frontière belgo-hollandaise pour permettre aux activistes hollandais et allemands de B&H d’y participer sans devoir faire d’innombrables kilomètres. Co-organisé par sa nouvelle «division Wallonie», cette année, l’ISD Memorial «belge» pourrait donc se dérouler dans une commune de la Région wallonne.
 
La tenue de ce rendez-vous annuel néonazi en Belgique sera la première initiative des Wallons de B&H, l’acte de naissance officiel de leur «division» et la confirmation de la présence dans le sud de la Belgique de partisans de solutions radicales pour mener la «guerre des races». Il existe désormais en Wallonie des «soldats politiques» néonazis pour qui la lutte armée fait partie des solutions pour vaincre les ennemis de la «race blanche».

Tatiana VERTAELENS
avec AFF-Verzet

 

Portrait d’une organisation néonazie internationale

B
lood and Honour contre le ZOG

 



Photo prise en 2007 en Flandre, lors d’un rassemblement européen de Blood & Honour.


Blood and Honour (B&H) est une organisation de skinheads qui se revendiquent ouvertement, depuis sa naissance officielle en 1987, du «national-socialisme» (NS). Adolf Hitler reste pour elle le guide, certes posthume, de la «révolution blanche». L’organisation B&H s’est donnée pour mission de former des «soldats politiques» dans le but de sauver l’«Europe blanche». Son principal ennemi est le ZOG, c’est-à-dire le «zionist occupation government» (en français : «gouvernement d’occupation sioniste»).


Protocoles des Sages de Sion
Apparu d’abord au sein de l’extrême droite radicale (terroriste) nord-américaine, cet acronyme remplace l’«Internationale juive», si chère jadis à la propagande antisémite en vigueur sous le IIIe Reich nazi. Selon les théories complotistes des antisémites, le ZOG a mis en place un plan machiavélique pour anéantir, par un véritable génocide, la «race blanche». Les auteurs juifs de ce plan secret auraient organisé l’émigration vers les pays occidentaux de travailleurs étrangers, le métissage des populations européenes, la contraception et l’avortement des «femmes blanches»…

La théorie du ZOG est une version moderne et adaptée à notre époque des Protocoles des Sages de Sion, un faux document réalisé en 1901 par la police tsariste et diffusé massivement ensuite sans discontinuité, jusqu’à nos jours, dans le monde entier. Affirmant faussement révéler un programme de domination mondiale, orchestré en 1897 par le Congrès sioniste (juif) mondial, ces Protocoles sont devenus le document de propagande fondateur de l’antisémitisme du XXe siècle. Pour écrire son manifeste idéologique et programmatique, Mein kampf, Adolf Hitler s’en est fortement inspiré.

Divisions étrangères et terrorisme
Pour vaincre le ZOG et assurer la survie des blancs, à l’instar d’autres mouvements néonazis éparpillés dans le monde, Blood and Honour préconise le recours à la lutte armée. Des membres de plusieurs «divisions» de l’organisation sont passés des écrits aux actes. Des ratonnades d’étrangers ont ainsi été commises, ainsi que de véritables actions terroristes. Dans plusieurs pays (dont en Belgique), la justice a sévèrement condamné à des peines de prison des activistes de B&H.

Le siège, dénommé «division centrale», de B&H se trouve à Londres. A l’origine anglaise, cette organisation néonazie s’est très vite implantée à l’étranger. Elle dispose à l’heure actuelle de «divisions» nationales en Europe de l’ouest (Grande-Bretagne, Allemagne, Hollande, France, Autriche, Suisse, Italie, Grèce… Belgique), dans le nord de l’Europe (Finlande et Suède), en ex-Yougoslavie (Serbie, Croatie et Slovénie), dans des ex-républiques du Pacte de Varsovie (Pologne, Tchéquie, Hongrie, Bulgarie, Russie et Ukraine), aux Amériques (Etats-Unis et Chili) et en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande).

Ian Stuart Donaldson

Ian Stuart Donaldson, disciple anglais du nazisme allemand.


Ian Stuart Donaldson, le guide du RAC
Le dirigeant-fondateur de Blood and Honour est le britannique Ian Stuart Donaldson, le chanteur et leader de Skrewdriver, un des tous premiers groupes de musique skinhead à succès. Stuart Donaldson avait auparavant fait partie de la direction du National front (NF), un petit parti d’extrême droite qui bien avant le Front national français, dans les années 1970, eut un certain succès dans l’électorat protestataire en Grande-Bretagne. Aujourd’hui, le NF n’est plus qu’un groupuscule sans aucune envergure et survit dans l’ombre du très électoraliste British national party (BNP), pourtant l’une de ses dissidences.

En mettant sur pied B&H, Ian Stuart Donaldson avait l’ambition de recruter et de politiser les skinheads. Ces derniers appartenaient alors à un mouvement culturel issu de la classe ouvrière britannique. Ils étaient plutôt connus pour leurs positions politiques antiracistes. Leur musique, le «ska», formait un mixte entre le rock anglo-saxon et le reggae jamaïquain. Ian Stuart Donaldson arrivera à détourner une partie des «crânes rasés» de leurs idéaux et références culturelles d’origine pour les transformer en disciples de la «haine raciale».

Ensuite, très vite, B&H deviendra la première organisation structurée rassemblant les skinheads de tendance «NS» (national-socialiste). Organisant des concerts de «oï», le rock des skins, sous le label du RAC (Rock against communism) et la distribution des disques des groupes agissant sous son égide, Blood and Honour va également se lancer dans des actions politiques militantes, souvent très violentes.

Né en 1957, Ian Stuart Donaldson (ISD) est décédé en 1993 dans un accident de voiture. Sa disparition n’a pas pour autant donner lieu à la fin de son organisation. Que du contraire. Depuis lors, ses disciples lui vouent un culte de la personnalité indémodable. Chaque année, des rassemblements sont organisés, en automne, pour le commémorer dans les pays où B&H est implantée. Ces rendez-vous annuels sont connus sous le nom de «ISD Memorial».



Combat Adolf Hitler

Vivant de sa bonne réputation dans le milieu néonazi, B&H a néanmoins connu des conflits internes importants (décrits comme des «guerres des frères») qui déboucheront sur des dissidences et la création d’organisations concurrentes et ennemies, comme «Combat 18» (C18). Le chiffre 18 fait référence à la première et la huitième lettre de l’alphabet, soit le A et le H, les initiales d’Adolf Hitler. L’organisation Combat 18 a été à un moment le service de sécurité paramilitaire du British national party. Les dissidents regroupés dans C18 utilisent également pour se présenter le nom de Blood and Honour et célèbrent aussi le souvenir de Ian Stuart Donaldson. Pour distinguer cette scission de l’organisation-mère (traditionnelle), elle est désignée sous le nom de Blood and Honour/Combat 18 (B&H/C18). Le clash entre les traditionalistes et les dissidents fondateurs de B&H/C18 s’est répercuté dans la plupart des pays où l’organisation néonazie est présente. En Belgique, ce fut notamment le cas en Flandre où B&H traditionnelle est présente depuis près de 20 ans.

Outre Combat 18, B&H traditionnelle a connu encore une autre scission qui donna lieu à la création du mouvement des Hammers skins. Ceux-ci sont surtout implantés aux Etats-Unis.

 


Que faire contre Blood and Honour ?

Par sa structuration paramilitaire, ses actions transfrontières, son idéologie raciste et nazie véhiculée auprès de jeunes sans grands bagages intellectuels, l’adhésion à ses «divisions» des éléments les plus radicaux de l’extrême droite classique et une préparation à la «guerre raciale»pour faire triompher la «révolution NS», Blood and Honour représente une organisation extrêmement dangereuse. La lutte armée reste depuis sa fondation en 1987 à son programme et des activistes issus de ses rangs sont déjà souvent passés à l’acte.

Les actions des organismes d’Etat de lutte contre le racisme et les mesures répressives prises à son encontre ne semblent pas réellement la freiner dans son développement. La seule anicroche observable pour B&H réside dans les «guerres des frères» caractéristiques de ce milieu politique. Les autorités publiques pourront-ils encore longtemps se satisfaire de la stratégie indirecte du «diviser pour règner» ?

Comme pour d’autres «bandes urbaines» violentes, c’est avec des réponses socio-économiques, dont le résultat devra être garanti, que des remèdes seront trouvés aux raisons nocives de l’engagement de milliers de «jeunes blancs» pour combattre les ennemis de l’Occident désignés par Blood and Honour, sous le drapeau renaissant à croix gammée.

Manuel Abramowicz

 

 



Note de la rédaction
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© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 10 septembre 2011.

 

 

 

 

 

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Annulation du concert des néonazis de Blood & Honour Wallonie et Vlaanderen

Division Wallonie de Blood and Honour : réaction du Front national «réunifié»

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Concert néonazi de Blood & Honour samedi 30 octobre en Belgique (2010)

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