| RésistanceS 27-12-2007 |
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Mauvaise nouvelle pour l'extrême droite belge.... Purges et scission au British national party... Le British national party (BNP), le plus
important parti d'extrême droite anglais, est actuellement traversé
de l'intérieur par un important conflit entre ses dirigeants.
Une soixantaine de cadres du British national
party (BNP, voir Portrait du
British national party Bonne nouvelle : le BNP, la plus forte formation d’extrême droite, traverse actuellement la crise la plus importante depuis le début des années 1990. Une rébellion ouverte secoue en effet ce parti national anglais de l'intérieur. Menée par des dizaines de cadres, elle menace Nick Griffin, le leader du BNP. Sadie Graham et Kenny Smith, deux cadres accusés de fomenter un « coup d’Etat » interne, ont d’ailleurs été exclus, au début du mois de décembre. Ils ont maintenant mis sur pied une faction rivale, soutenue par une soixantaine de cadres. La direction nie cependant qu’il s’agisse là d’une scission. Virés Ils ont été accusés d’« inconduite choquante », après que le parti ait déclaré qu’ils dirigeaient un blog critique à l’égard de Griffin. Blog qui réclame également le renvoi de deux officiels du BNP : Mark Collett et Dave Hannam. Une transcription, qui serait celle d’une conversation téléphonique entre trois « rebelles » au sujet du blog, a été publiée sur le site du BNP. La manière dont cette conversation a été enregsitrée reste confuse. Le site Internet du parti d'extrême droite les accuse par ailleurs d’avoir piraté illégalement les comptes e-mails de membres du BNP, dont celui de Griffin. En réponse à cette trahison, le BNP a mis en place un service d’enquête, l’« Intelligence Department », dirigé par un ancien policier sud-africain, afin de découvrir la source « des fuites et des désinformations », qui aideraient les adversaires politiques, selon les accusations du BNP. Mais les « rebelles » affirment agir pour défendre la réputation du BNP. Ils se présentent eux-mêmes comme des « réformateurs » frustrés par l’incapacité du parti à faire face à ses problèmes internes. La dernière chose qu’ils souhaitent, insistent-ils, c’est de provoquer l’éclatement du parti ou de mener un coup de force interne. Ils ont maintenant mis sur pied une faction intitulée « Real BNP » (« le vrai BNP »). Il semble que celle-ci ait reçu le soutient de 60 membres du parti, allant du leader de la branche jeunes du BNP aux organisateurs régionaux, de conseillers à des collecteurs de fonds et autres activistes. Graham et Smith engagent cependant les activistes à ne pas quitter le parti mais à siéger – pour ses élus locaux - comme « nationalistes indépendants ». Ils accusent la direction du BNP « d’arrogance, de mensonge et d’incompétentence ». Un des bloggueurs du Real BNP compare d’ailleurs Nick Griffin à un « dictateur ». Un autre déclare qu’à côté de lui « Staline apparaît comme un modéré » !
Tract du BNP pour les prochaines élections locales à Londres, en mai 2008. Le parti d'extrême droite restera-t-il uni d'ici-là ? Document : RésistanceS. Petits vols entre amis L’objet commun de la colère des rebelles est la présence de Mark Collet, le bras droit de Griffin (basé à Leeds) et de Dave Hannam, un trésorier du parti. Selon le blog « Enough is Enough », animé par des « rebelles », Nick Griffin et d’autres leaders ont dû supporter au moins deux meetings régionaux orageux depuis les exclusions du début décembre.
Le député du BNP, Simon Darby, a déclaré à la BBC que la querelle se calmerait après après la Noël et que la majorité des 10.000 membres du parti soutiennent la direction du parti menée par Griffin. Simon Darby nie que le BNP soit irrémédiablement scinder et prétend qu’il s’agit simplement d’une de ces périodes de « tension » qui caractérisent l’histoire du parti. Nombreux sont ceux qui, néanmoins, espèrent que cette zizanie interne présagent d’une division similaire à celle qui a détruit le vieux National front anglais et a laissé l’extrême droite en plein marasme durant plus d’une décade. A Voix Autre Sources : • Article de la BBC du 19 janvier 2007 :
« BNP divided after leadership row »
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A lire également Portrait du British national party par Manuel Abramowicz (27/12/07) A lire sur RésistanceS à propos de la présence du leader du BNP en Belgique • « Euro-Rus », une association d'Indo-européens blancs pour la « Grande Europe » Section «
Anglaise » de RésistanceS Stop
the BNP !
Le journal RésistanceS a consacré plusieurs articles et enquêtes sur ces crises endogènes à l'extrême droite : • Le
Vlaams Belang en voie d'implosion ? • Conflits au Vlaams Blok/Belang : Zizanie sous chape de plomb • Inventaire des conflits internes au sein du VB - De 1978 à nos jours... • Le « Blok » continue de perdre des voix • Le putsch anti-Féret a réussi • Le Front national coupé en deux • Rendez-vous pour les règlements de compte : Bloc National – Front national • Ils ne seront pas présents aux élections • Plus de trente dissidences au FN depuis sa création • Des sarkozystes belges rejoignent Nation • Nicolas Sarkozy sur le terreau de l'extrême droite ?
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