Extrême droite, droit de vote et populisme De Haider à De Gucht, en passant par les étrangers de « seconde zone » Jorg Haider a décidément le chic, si lon peut dire, pour faire parler de lui à lapproche des fêtes Lan dernier, il offrait, bon prince, un sapin de noël à Jean-Paul II qui lacceptait sans état dâme, montrant par là quentre hommes forts, on peut toujours sarranger , et voilà que cette année, il sattaque à la cour constitutionnelle autrichienne et à ses juges, menaçant une fois de plus lEtat de droit. Ce qui le gène ? Une décision de ladite cour, qui complète une jurisprudence vieille de 1976 déjà, et qui impose dinstaller des panneaux bilingues (allemand/slovène) à lentrée des localités comptant plus de 10 % de Slovènes. Outré quon puisse ainsi faire droit aux minorités ethniques, il réclame, pêle-mêle, la démission du président de la cour constitutionnelle et lorganisation dun référendum sur la question. Séparation des pouvoirs, indépendance de la magistrature, respect de lEtat de droit, voilà des concepts qui ne semblent guère étouffer Haider, pour qui tout cela pourrait être commodément balayé dun simple référendum. Nationalisme et populisme, voilà donc les deux mamelles de lextrême droite, aujourdhui comme hier Chez nous, tout en se défendant davoir la moindre sympathie pour ses collègues du Vlaams Blok, le président du VLD, Karel De Gucht, pratique la même démagogie, lui qui explique être pour le droit de vote des étrangers non-européens, mais devoir voter contre pour respecter le sentiment majoritaire en Flandre Outre quon se demande bien comment il peut ainsi affirmer connaître létat de lopinion flamande dans son ensemble, on assiste là, une fois de plus, à un dangereux glissement dans la conception de la fonction politique. Il ne sagit plus de porter des idées, de les défendre, au besoin en jouant un salutaire rôle de franc-tireur. On est bien loin de lattitude des parlementaires français votant, en 1981, labolition de la peine de mort alors que la population se déclarait encore majoritairement en faveur de cette même peine pour les crimes les plus graves. Non, il sagit de donner lillusion à la population quon nest quun exécutant fidèle de ses moindres désirs : Ordonne, cher peuple, et jexécuterai et tant pis pour les minorités, et quimporte si ce que tu demandes entre résolument en porte-à-faux avec les plus élémentaires principes de la démocratie Nadia GEERTS Chroniqueuse du site de RésistanceS
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Nadia a publié récemment un livre chez Labor: "L'ecole à l'epreuve du voile" Plus... (15/9/2006)
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