Intimidation, harcèlement, insultes, menaces Le fascisme ? Des idées, mais surtout des méthodes !
Une petite poignée de « compagnons de route » de l’extrême droite belge semblent s’être donné le mot pour unir leurs petites forces dans une charge ahurissante de misère intellectuelle contre tous ceux qui s’opposent à eux. Sitôt que l’un publie sur son site une « Liste des communistes, néonazis et sympathisants » (sic) – comprenant d’ailleurs exclusivement des gens accusés d’être trop à gauche, et pas le moindre nazillon, ce qui démontre, si besoin était, que le terme « néonazi » n’est là que pour brouiller les pistes en donnant un semblant de caution morale à cette véritable entreprise de délation sur Internet –, un deuxième larron (ancien assistant parlementaire Front national « orthodoxe », bras-droit à tour de rôle du « président-à-vie » Féret, de la députée-présidente du FNB Bastien et du sénateur fronto-féretiste-degrelliste Delacroix) s’empresse de lui prêter main forte en lui fournissant d’autres informations… comme le message figurant sur le site en question y invite d’ailleurs explicitement le visiteur ! Et voilà que tout aussitôt, un troisième entre dans la danse, et qui se fait menaçant quant à lui, n’ayant visiblement à son registre que la tentative d’intimidation et l’insulte. Coup de fil à l’inspecteur des impôts, menace de prise de contact avec l’employeur, soi-disant courriers à la sûreté de l’Etat, divulgation de données personnelles, injures sexistes et ton comminatoire, ce n’est qu’un échantillon des tentatives d’intimidation du lascar. Ce serait faire trop d’honneur à ces énergumènes que de leur consacrer plus de quelques lignes. D’autant qu’ils sont, reconnaissons-le, d’à peu près parfaits inconnus, et qu’ils traînent derrière eux comme un boulet le peu que l’on sait d’eux. Mais une chose est néanmoins à relever, c’est leur refus permanent de mettre la discussion sur le terrain des idées. Chez ces gens-là, on ne le sait hélas que trop, l’attaque ad hominem remplace l’argumentation, l’injure le concept, et la haine le respect. Croient-ils donc nous convaincre de la justesse de leur cause, en balançant ainsi à leur carnet d’adresses électroniques ou à l’internaute qui n’en demandait pas tant nos identités complètes, adresse, numéro de téléphone, employeurs et autres données privées ? Non, bien sûr. Ce qui veulent, c’est uniquement nous faire taire. A la manière exacte dont procèdent les dictatures, qui ont toujours eu comme premier souci de museler leurs opposants. L’antifascisme au contraire se fixe pour objectif de convaincre. L’antifascisme argumente. L’antifascisme écoute, démonte et tente de comprendre, tout en appuyant sa réflexion sur des valeurs. On serait bien en peine, s’agissant de ces messieurs, de mettre en lumière la moindre valeur. A moins bien sur, que la loi du plus fort – celui qui gueule le plus fort, celui qui montre les canines les plus acérées, celui qui a les plus gros bras et la haine la plus féroce – soit pour eux une valeur. Une valeur fasciste, à n’en pas douter. Nadia GEERTS © RésistanceS - www.resistances.be –
Bruxelles - Mis en ligne le 20 février 2005 |
Nadia a publié récemment un livre chez Labor: "L'ecole à l'epreuve du voile" Plus... (15/9/2006)
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