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RésistanceS.be 12-07-2010 |
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Réhabilitation des inciviques
Le quotidien catholique «De Standaard », qui était partisan de cette politique, écrivait en 1948 : «Le premier et plus important remède au communisme est et doit être : la liquidation de la répression. La liquidation est un moyen positif : elle permet de renforcer nos forces anti-communistes de dizaines de milliers d'éléments de valeur » (2). Ex-collabos sur les listes du
CVP ! Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères pendant l'occupation nazie, il fut arrêté en 1944. Mais son dossier judiciaire fut classé trois ans plus tard. A côté de lui se trouvait Jos Custers. Cet ancien membre du parti d'extrême droite VNV fut nommé au poste de commissaire général à la Reconstruction, après la Libération. Enfin, il y avait Emile de Winter, le responsable pendant la guerre du ravitaillement au ministère de l'Agriculture et de l'Approvisionnement (3). Le gouvernement lui-même entreprit plusieurs démarches en vue de l'affaiblissement de la répression. C'est Paul Struye, alors ministre de la Justice dans le gouvernement Spaak, de mars 1947 à novembre 1948, qui prit la première mesure afin d'affaiblir la répression des collabos. Le 14 juin 1948, il proposa une loi sur l'épuration concernant le civisme. D'après cette loi, les droits politiques et civils de collaborateurs ayant encouru une peine autre que criminelle pouvaient leur être restitués. Contre les «buveurs de
sang» Cinq ans plus tard, un autre ministre, Jean Pholien, dut lui aussi démissionner après avoir gracié Adriaan Van Coppenolle. Condamné à mort en 1948, ce dernier avait dirigé la gendarmerie pendant l'Occupation en la structurant sous le modèle d'organisation nazie. A cette époque, pour la droite, les communistes belges étaient les responsables de la sévérité de la répression. Ils étaient représentés comme des «buveurs de sang». Pourtant, dans sa revendication pour que l'on condamne ceux qui avaient collaboré, le Parti communiste se référait strictement au code pénal. Mais il se rendit vite compte que la répression laissait à désirer : les autorités étaient beaucoup trop dures envers les responsables de délits mineurs et trop laxistes envers les plus grands collaborateurs. Surtout ceux qui avaient été actifs dans l'administration de guerre et le monde économique. Hans Depraeter et Jenny Dierickx in «La Guerre froide en Belgique»
(Epo, 1986) Notes
! Note de la rédaction
! © RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article publié une première fois dans «RésistanceS» (version papier) n°4, automne 1998, p. 5 - Mis en ligne le 12 juillet 2010.
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• Les collabos belges vont-ils être amnistiés ? • Épuration et répression des collaborateurs en chiffres • Répression et réhabilitation des inciviques : Retour dans l'Histoire belge • A la Libération déjà, ils prônaient l'amnistie • Les cas Elias et Hellebaut : chefs des nazis flamands et des SS wallons • Les liens entre la droite catholique et l'extrême droite flamandes (interview d'Hugo Gijsels) • Les liaisons dangereuses entre le CD&V et le Vlaams Belang A lire également sur ce thème, les précédents articles de RésistanceS.be : • La récupération des «anciens» nazis par les services secrets occidentaux • Rues
nazies flamandes... sans complexes • Staf De Clercq : un collabo nazi de référence pour le Vlaams Blok • Au cœur de l'idéologie national-solidariste • Were Di, un cercle à la base du Vlaams Blok et du combat pour l'amnistie • Léon Degrelle : Itinéraire d’un chef nazi wallon • Le
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