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RésistanceS.be 12-07-2010 |
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Chefs des nazis flamands et des SS wallons
Fondé en 1933, le VNV, parti d'extrême droite indépendantiste flamand, était devenu durant la Seconde Guerre mondiale le plus important mouvement collaborationniste en Flandre. En 1939, le VNV comptait 30.000 membres. En 1941, ils seront plus de 50.000 à posséder une carte d'adhésion à l'Union nationale flamande. Militaire, royaliste et patriote
anticommuniste Selon cet officier royaliste, le roi était favorable à son engagement sous le drapeau nazi, dans le cadre de la défense de l'Occident chrétien contre les «rouges» . Franz Hellebaut passait pour être l'un des protégés du général Van Overstraeten, le conseiller militaire de Léoplod III (1). Le militaire royaliste belge n'était pas membre du mouvement Rex de Léon Degrelle. Pas davantage que son ex-compagnon d'armes, Lucien Lippert, et que bien d'autres soldats, sous-officiers et officiers belges de la Division SS «Wallonie». Militaire, royaliste et patriote, son engagement sur le front russe se fit néanmoins par conviction idéologique et anticommunisme.
Malgré de vives oppositions au Parlement, Elias et Hellebaut furent finalement graciés et libérés à la Noël 1959. Au cours des débats parlementaires houleux sur la remise en liberté de ses «traîtres à la patrie» selon l'opposition communiste), furent également dénoncées les visites en prison rendues par des officiers supérieurs de l'armée belge à Franz Hellebaut (2). Il semble que le SS-Sturmbannführer de la Division SS «Wallonie» bénéficiait encore à l’époque de plusieurs soutiens émanant de hauts-gradés militaires belges. En 1973, Hendrik Elias décéda. Franz Hellebaut mourut lui en 1984. Lors de ses années en prison, le dernier commandant des SS wallons avait été l'objet d'une campagne politique qui réclamait sa libération. Cette campagne fut organisée par le Mouvement social belge (MSB), un groupuscule néorexiste dont les liens avec Degrelle, exilé depuis 1945 en Espagne franquiste, avait été renoués. Franz Hellebaut refusera cependant à sa libération de participer à toute restructuration de l'extrême droite. L'ancien officier national-monarchiste de l'armée belge préféra se lancer dans le rassemblement des Bourguignons, les rescapés de la SS «Wallonie» du front de l'Est, sous la forme d'une amicale d'anciens combattants apolitique. De nos jours, l'amicale le Dernier Carré, où se retrouvent les derniers «soldats maudits» belges de la «croisade anti-bolchévique», cultive encore le souvenir commémoratif du dernier commandant de la SS wallonne. A l'occasion de son rassemblement annuel 2010, qui se déroula en novembre dernier dans la périphérie bruxelloise, outre les ex-SS wallons encore en vie, la présence, comme à chaque fois, de «jeunes» responsables ou ex-dirigeants de l'extrême droite, comme deux anciens chefs du Parti des forces nouvelles (qui passèrent ensuite au Front national belge) et le «Fondateur» du mouvement REF, fut observée.
Référence pour
l'extrême droite En 2008, les éditions Egmont, liées à ce parti héritier direct du VNV, proposaient dans leur catalogue le livre «60 nationalistische figuren». Hendrik Elias se trouvait en très bonne place dans cet ouvrage passant en revue, par le biais de petites notices biographiques, les principaux dirigeants et intellectuels du mouvement nationaliste flamand. Le commentaire qui accompagnait sa notice était des plus élogieux. «60 nationalistische figuren» avait pour objectif officiel de faire connaître à la «jeune génération militante» le passé historique et héroïque du mouvement flamand. L'auteur de ce livre de propagande nostalgique de l'Ordre nouveau ? Roeland Raes, l'un des fondateurs en 1978 du Vlaams Blok, vice-président jusqu'en 2001, plusieurs fois parlementaire et véritable idéologue de ce parti. Le nazi Hendrik Elias reste toujours en 2010 une des personnalités historiques adulées par l'extrême droite flamande. Manuel Abramowicz
! Note de la rédaction
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de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be
- Mis en ligne le 12 juillet 2010.
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• Les collabos belges vont-ils être amnistiés ? • Épuration et répression des collaborateurs en chiffres • Répression et réhabilitation des inciviques : Retour dans l'Histoire belge • A la Libération déjà, ils prônaient l'amnistie • Les cas Elias et Hellebaut : chefs des nazis flamands et des SS wallons • Les liens entre la droite catholique et l'extrême droite flamandes (interview d'Hugo Gijsels) • Les liaisons dangereuses entre le CD&V et le Vlaams Belang A lire également sur ce thème, les précédents articles de RésistanceS.be : • La récupération des «anciens» nazis par les services secrets occidentaux • Rues
nazies flamandes... sans complexes • Staf De Clercq : un collabo nazi de référence pour le Vlaams Blok • Au cœur de l'idéologie national-solidariste • Were Di, un cercle à la base du Vlaams Blok et du combat pour l'amnistie • Léon Degrelle : Itinéraire d’un chef nazi wallon • Le
dernier chef du rexisme est décédé • Le racisme organisé au cœur de l’Histoire politique belge • Assassinat de Julien Lahaut : le gouvernement fédéral dit stop ! Le Palais royal impliqué ? • A l'Est, les nazis de hier sont réhabilités
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