Voeux de militance pour 2005
Toute la rédaction de
RésistanceS vous souhaite une bonne année 2005.
Le paysage de l'extrême droite francophone risque d'être
sensiblement modifié durant cette nouvelle année.
Toute innovation liberticide aura le temps de se préparer
et de mûrir, avant la prochaine échéance
électorale prévue en 2006.
L'extrême droite flamande continue son irrésistible
ascension. Plus de 25% d'électeurs sur l'ensemble de
la Flandre, tandis que certains bastions du Vlaams Blok/Belang
se rapprochent des 50% d'intentions de vote en faveur de l'extrême
droite.
Enfin, certaines sectes deviennent de plus en plus influentes
dans les rouages politiques.
Plus que jamais, 2005 devra être l'année où
nous lutterons contre ces fléaux. Avec vous!
L'équipe de RésistanceS
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Or donc le Vlaams Blok est mort, aussitôt
remplacé par le Vlaams Belang,
de son propre aveu dans l’extrême
droite ligne de son prédécesseur.
Même programme, à peine
sans doute un rien adouci pour éviter
d’avoir à passer à
nouveau sous les fourches caudines de
la justice ; mêmes dirigeants
fascisants; et même dotation.
En effet, pour des raisons qui ne laissent
pas d’échapper au citoyen
lambda que je suis, le Vlaams Belang
a réussi ce tour de force d’à
la fois se faire passer pour un nouveau
parti et de continuer à bénéficier
de la dotation jusqu’ici allouée
au Vlaams Blok. Par le même tour
de force, les mandataires du Blok sont
devenus, en un clin d’œil,
des mandataires du Vlaams Belang. En
somme : on prend les mêmes et
on recommence, avec la bénédiction
et les généreux deniers
de l’Etat belge…
Devant un tel manque de cohérence
– ou faut-il parler d’absence
de courage politique ? –, d’aucuns
se sont réjouis de ce que le
prince Philippe ait endossé l’armure
du preux chevalier pour pourfendre,
par presse flamande interposée,
l’extrémisme du Vlaams
Belang. On peut cependant regretter
que le bon prince n’ait trouvé
à s’indigner que des accents
séparatistes du Vlaams Belang,
comme si les relents racistes de ce
dernier ne menaçaient pas autrement
la démocratie et l’Etat
de droit que des considérations
qui relèvent, somme toute, de
la stricte liberté d’expression.
Entre un VB qui les foule allègrement
au pied, une classe politique qui les
dédaigne trop souvent et un prince
qui les inverse, les valeurs qui fondent
la démocratie n’ont décidément,
en Belgique, qu’à bien
se tenir…
Nadia GEERTS
© www.resistances.be
– 3
décembre 2004
Retrouvez les précédentes
chroniques de Nadia
Il
est né le nouveau VB (décembre
2004)
Repli
communautaire : attention danger! (juin
2004)
J'aimerais
qu'on m'explique (juin 2004)
Quelques
considérations sur l’antiracisme
(mai 2004)
Sale
temps pour les racistes (décembre
2003)
Cordon
sanitaire : In Memoriam ? (novembre
2003)
Voteront,
voteront pas (octobre 2003)
Vive
la liberté (juin 2003)
Fachos,
machos and Co(ns) : même combat (mai
2003)
Quels
cons ! (mars 2003)
Les
taupes (novembre 2002)
Des
pygmées exposés dans un parc animalier
(aout 2002)
Sommet
de Séville : cherchez l'humain
(juin 2002)
Amère
victoire (mai 2002)
Dimanche
noir en France (avril 2002)
Racisme:
deux poids, deux mesures (février 2002)
Extrême
droite droit de vote et populisme (décembre
2001)
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Le
procès du F.N. est remis au 18 mai 2005
Comme indiqué dans nos précédents
articles relatant les frasques judiciaires de l’asbl Front
national, de son fondateur Daniel Féret et de l’ancien
collaborateur parlementaire de ce dernier, Georges-Pierre Tonnelier,
le procès est émaillé d’incidents
qui provoquent reports sur reports. Voir nos RIN n°119
et n°120.
La prochaine audience aura lieu devant un nouveau juge le 18
mai 2005.
L’audience qui aurait enfin pu entendre les parties plaider
était repoussée à la date du 20 décembre,
du fait que l’avocat du Front national s’était
pourvu en cassation dans le cadre de débats annexes (Maître
Delacroix, par ailleurs sénateur coopté F.N.,
a mis en doute la régularité de la participation
des parties civiles – LDH, M.R.A.X. et Centre pour l’égalité
des chances). Mais à l’ouverture des travaux à
la cour d’Appel, la cour de Cassation n’avait pas
encore tranché. L’arrêt sur le pourvoi était
attendu pour aujourd'hui, 22 décembre. La cour a rejeté
le pourvoi et le procès pourra se poursuivre avec les
parties civiles.
Si la cour de Cassation met un terme à cette manœuvre
dilatoire, d’autres pourraient survenir. Ainsi, le principal
intéressé, Daniel Féret, n’assistant
plus aux audiences, il pourra tôt ou tard faire «
opposition » à un jugement auquel il n’aura
pas participé.
En outre, le juge de la 11ème Chambre qui présidait
ce procès depuis son ouverture est en partance pour une
Chambre civile. Et ce n’est que le 18 mai 2005 que pourront
reprendre les audiences devant un nouveau juge. La procédure
en appel recommencera alors « ab initio », ce qui
signifie en pratique que le Ministère public devra recommencer
son réquisitoire. Rappelons que le Procureur du Roi a
requis deux années de prison (sans sursis) pour Daniel
Féret, Un an avec sursis, éventuellement conditionné
de travaux d’intérêt général,
pour Georges-Pierre Tonnelier, et la dissolution de l’asbl
Front National.
Conséquences : Francis Detraux a les atouts en
main.
Si ces différents incidents contribuent à surseoir
la condamnation des inculpés, ils n’accélèrent
cependant pas le processus de restructuration de l’extrême
droite francophone. On sait combien la haine fonde les relations
entre les différents courants de l’extrême
droite et Daniel Féret. Et ce, même dans son propre
camp. Le retrait de Féret pourrait amener des partenariats
à l’avenir. Mais voilà, il est toujours
là, et si certains veulent précipiter son éviction,
ils ne doivent pas compter sur la Justice dans l’immédiat.
Seul le sénateur élu direct Francis Detraux, qui,
comme annoncé ci-dessous, envisage de siéger comme
indépendant, pourrait forcer la main de l’intérieur
de l’appareil du Front national. En effet, s’il
quitte la formation FN du Sénat, c’est plus que
probablement le sénateur coopté (Michel Delacroix)
qui sautera, ainsi que la dotation publique allouée pour
les deux sièges de sénateur. Detraux a donc une
précieuse carte en main, qui pourrait lui permettre de
devancer la Justice en exigeant, lui aussi, le retrait de Daniel
Féret.
David LEFÉBURE
© www.resistances.be – 22 décembre 2004
Georges-Pierre
Tonnelier a retiré sa demande d’adhésion
au M.R.
Alors
que ses activités d’extrême droite amènent
Georges-Pierre Tonnelier à devoir répondre devant
les tribunaux d’incitation à la haine raciale (voir
ci-dessus), l’intéressé a vainement tenté
de se créer une nouvelle virginité en adhérant
au M.R.
C’est au début du mois d’octobre
2004 que l’ancien collaborateur de Daniel Féret
(FN) a sollicité son adhésion au MR. Rapide et
efficace, il s’est inscrit via Internet, a payé
illico sa cotisation, et entrepris de redorer son site internet
personnel en l'agrémentant du bleu réformateur
- avec logo et lien vers son nouveau parti. Histoire de pouvoir
dire : -Monsieur le juge, je suis aujourd’hui démocrate.
Vous voyez, j’ai même ma carte de parti au M.R…
Georges-Pierre Tonnelier ne pourra pourtant pas brandir cet
argument lors des prochaines audiences: il a en effet retiré
sa demande d’adhésion au M.R., par lettre reçue
au siège dudit parti le 24 novembre 2004.
Ceci fait suite à l’intervention de Monsieur Bertouille,
Président du conseil de conciliation et d’arbitrage
du MR, qui a pris contact avec le candidat transfuge pour lui
suggérer son retrait, et ce afin qu’il ne fasse
pas l’objet d’une procédure d’exclusion.
Par ailleurs, un récent communiqué de presse de
la nouvelle dissidente du MR, Madame Caron, exclut toute collaboration
de GPT au niveau local.
On est en droit de penser que le profil de Tonnelier ne l’amènera
pas à constituer un groupe de sa propre initiative, ni
à se retirer complètement. Restent donc deux hypothèses
-que l’intéressé dément espérant
qu’il lui sera possible de s’affilier au MR lorsque
son procès sera terminé- : soit il accroche le
wagon des futurs « Identitaires », soit, profitant
de l’éventuel retrait de Féret de la direction
du Front National, il retourne dans le giron d’une nouvelle
structure FN (voir notre article sur l’évolution
possible de l’extrême droite francophone). En tout
état de cause, sa tentative de blanchiment politique
est un échec.
David LEFÉBURE
© www.resistances.be – 21 décembre 2004
Vers
de nouvelles structures pour l’extrême droite
francophone

Militants
du Front national, dans les années nonante. Les «
purs et durs » du fascisme belge vont-ils (re)prendre
le contrôle du FN ? © photo : Manuel Abramowicz
– les Rats noirs – Editions Luc Pire 1996.
La mouvance nationaliste fascisante du sud du pays
et de Bruxelles est-elle en train de se réorganiser
? Et ce sur de nouvelles bases, sans que Daniel Féret,
le président-fondateur du Front national, figure au
programme de cette « refondation » possible du
fascisme francophone belge ? Les dernières informations
en notre possession vont dans ce sens. Explications.
Tandis que le procès du Front national reprendra le
18 mai 2005, et que s’ouvrira dans quelques semaines
le procès intenté contre le groupuscule Nation,
l’extrême droite francophone se réorganise.
D’un côté, au Front national, afin de parer
à la possible condamnation de son « chef »,
la direction est désormais assurée par quatre
mandataires, alors que ce parti était dirigé
par Daniel Féret depuis sa création, en 1985.
De l’autre côté, au « mouvement pour
la Nation », créé en 1999 et emmené
jusqu’alors par Hervé Van Laethem (ancien leader
du mouvement néonazi l’Assaut), c’est au
tour de Frédéric Kisters (ancien du parti wallingant
Agir et de la direction du PCN, un parti national-bolchévique)
de prendre les rênes du mouvement.
Des modifications provisoires liées aux procès.
Les deux appareils de l’extrême droite francophone
sont actuellement poursuivis pour incitation à la haine
raciale. L’asbl Front national a déjà
eu l’occasion d’entendre un premier réquisitoire
à son encontre, qui vise, ni plus ni moins, à
dissoudre l’asbl (un « instrument criminogène
» selon le procureur du Roi) et à condamner le
récidiviste Daniel Féret à deux ans de
prison ferme. Le groupe Nation, pour sa part, se victimise
déjà en prétendant que la justice demande
la dissolution de l’asbl « Mouvement pour la Nation
».
Dans les deux cas, la réorganisation effectuée
à la tête de ces bastions d’extrême
droite annonce les après-procès.
Le FN adopte une nouvelle structure
En ce qui concerne le Front national, on pourrait même
parler d’un après-Féret, tant ce dernier
se laisse débarquer. Une ébauche d’organigramme
est actuellement en place. Outre le sénateur coopté
FN, Michel Delacroix (un ancien du Parti libéral chrétien),
on retrouve l’ancien parlementaire FN bruxellois et
actuel conseiller communal molenbeekois, Guy Hance, à
la gestion administrative du personnel, tandis que l’aspect
organisationnel et « disciplinaire» (sic) est
géré par Patrick Sessler (ancien cadre du PFN,
un groupuscule néonazi, revenu au FN en avril 2004,
après avoir animé une dissidence et avoir ensuite
rejoint Johan Demol au Vlaams Blok). Maître Diane Landelle
rejoint également le staff des responsables du FN (elle
était notamment l’une des avocates du Vlaams
Blok au début de cette année).
Il faudra probablement compter à l’avenir sur
le sénateur élu direct du Front national, Francis
Detraux. En bisbrouille avec son parti, celui-ci a envisagé
de siéger comme indépendant au Sénat.
S’il passe à l’acte, c’est le sénateur
coopté qui risque d’en faire les frais et plus
encore la dotation publique qui est accordée au FN.
Pour éviter cela, Detraux devrait conserver l’étiquette
FN, ce qu’il pourrait monnayer très chèrement
en exigeant, pour le moins, l’éviction de Daniel
Féret et une fonction importante au sein de l’appareil.
Alain Escada (en cravate), meneur de Belgique
& Chrétienté et vieux routier de l’extrême
droite (porte-parole du Front nouveau de Belgique en 1997,
leader de la liste poujado-nationaliste « Zut »
aux élections régionales de 1999…), lors
d’un rassemblement des « identitaires »
du fascisme belge francophone, en novembre 2004.
Les « Identitaires
» belges
En ce qui concerne Nation, son leader (Hervé Van Laethem),
s’il cède temporairement la direction, n’en
est pas moins à la tête d’une nouvelle
structure.
En étroite association avec le groupement des «
Identitaires » de France, et principalement de Lille,
le groupe Nation a participé ces derniers temps à
une série de rencontres intitulées « Jeudi
Identitaire », lors desquelles il n’hésite
pas à témoigner une nouvelle fois sa sympathie
et son soutien aux « identitaires » français
(issus de l’organisation illégale Unité
radicale). Pas plus tard que le 20 novembre dernier, Hervé
Van Laethem est parvenu à rassembler différentes
orientations de l’extrême droite à l’occasion
d’une « journée de l’Identité
». Parmi les participants annoncés, on retrouvait
Xavier Eman, Robert Steuckers (ancien « gourou »
de la Nouvelle Droite belge, lié aux néonazis
flamands de Voorpost, au Vlaams Blok et « patron »
de Synergies européennes), Pierre Vial (ex-dirigeant
du GRECE français, du FN lepéniste, du MNR du
dissident frontiste Bruno Mégret et fondateur du mouvement
racialiste Terre & Peuple), Jean Charles Van Zee (de la
revue fascisante « Devenir », fondée par
Hervé Van laethem), Willy Freson (ex-dirigeant du Front
de la jeunesse, du PFN, du parti Agir et du FN féretiste),
Jean-Gilles Maliarakis (ancien leader du MNR, le Mouvement
nationaliste-révolutionnaire français), David
Jansegers, et last but not least, Alain Escada.
Si ce dernier, président de Belgique & Chrétienté,
venait à s’arrimer à la nouvelle structure
de l’extrême droite francophone, « les nationalistes-révolutionnaires
et nouvellement identitaires » disposeraient d’un
attrape-mouches vers lequel pourrait converger une bonne partie
de l’extrême droite chrétienne.
Au vu de cette série d’hypothèses, on
peut craindre que l’après-Féret n’amène
à terme, non de classiques transfuges tels que ceux
dont les différents groupements d’extrême
droite ont nourri leur histoire, mais des partenariats entre
le nouveau mouvement des identitaires et le nouveau FN. En
effet, si l’orientation nationaliste-révolutionnaire
(qui, soit dit en passant, n’a de « révolutionnaire
» que le nom) des premiers affirme aujourd’hui
son refus de fonder ses actions sur le « populisme »,
le groupe Nation a déjà témoigné
de la facilité avec laquelle il oublie sa doctrine
en période électorale (il a appelé à
voter pour les séparatiste ultralibéraux du
Vlaams Blok aux dernières élections). Enfin,
le retrait de Féret ôterait une grosse épine
du pied de ceux qui oeuvrent à fédérer
l’extrême droite.
David LEFEBURE
www.resistances.be – 21 décembre 2004
Comment
lutter contre les partis fascistes ici et maintenant ?
Projection
exceptionnelle du film britannique « Liam » de Stephen
Frears.
L’un des chefs d’œuvre du cinéma britannique.
Un brûlot d’une implacable actualité, lorsque
les ouvriers se trompent de révolte et adhèrent
violemment aux mots d’ordre de l’extrême droite.
La projection de ce film sera précédée
d’un débat, intitulé : «Comment lutter
contre les partis fascistes ici et maintenant » en présence
de Manuel Abramowicz, coordinateur de la revue
électronique «RésistanceS».
Le jeudi 20 janvier 2005
à 21 heures 30
Au cinéma l’Arenberg
Galeries de la Reine
1000 Bruxelles
Au sujet du film « Liam »
C’est l’histoire de Liam, 7 ans, et de son père
qui tourne fasciste
Liverpool. Années 30. Au cœur du quartier catholique
irlandais. La crise et la misère. Liam, 7 ans, est le
petit dernier d’une famille ouvrière. Sa mère
agit du mieux qu’elle le peut pour bien tenir son modeste
ménage, son frère travaille déjà
et sa sœur fait la bonne pour arrondir les fins de mois
difficiles. Quant à son père –employé
au chantier naval–, il est victime des licenciements de
masse qui frappent les docks. Trop fier pour quémander
l’aide de l’Eglise, il ne sera pas assez lucide
pour résister aux sirènes du fascisme montant.
Après « My Beautiful Laundrette », «
Sammy et Rosie s'envoient en l'air » et « Les liaisons
dangereuses »…, Frears prouve – une nouvelle
fois – combien il sait magistralement faire des conditions
économiques d'existence de ses personnages non un décor
ou une thèse, mais la trame esthétique de ses
mises en scène. Car Liam est un film impeccable, une
œuvre tout à la fois subtile, touchante, inventive:
le spectateur est tout de suite happé, irrésistiblement
happé, par un scénario au crescendo orchestré
de main de maître.
En prenant le parti de construire son récit à
travers le regard d'un enfant impressionnable, faisant ainsi
du petit Liam le personnage central d’une histoire impressionniste,
Frears réussit à transcrire un réel de
représentation –dont le réalisme est à
chaque instant mis en danger par les distorsions, proches du
conte terrifiant ou du coloriage enfantin, puisque les situations
telles qu’elles sont perçues par un gamin sont
forcément confuses, partielles, intuitives.
Autant le dire: personne ne peut sortir tout à fait indemne
de la projection de « Liam », qu’il faut bien
qualifier de petit chef d’œuvre. Non seulement les
acteurs professionnels y déploient tous un jeu formidable
mais Anthony Borrows, qui tient le rôle-titre, est beaucoup
plus qu’un gosse à l’incroyable minois dont
chaque spectateur ne manquera pas de se souvenir avec une joie
percutante. Au contraire, on lui découvrira surtout une
opacité et une forme de présence troublante, construite
à partir de ses mouvements, sans doute trop vifs ou trop
statiques, mais vrais. Comme dans la vie vraie.
Jean FLINKER
ATTAC- Bruxelles 1
Courriel : bxl1@attac.be
Site : www.bxl.attac.be/spip
Suppression
de la dotation FN pour trois mois
Pris
en défaut dans le cadre de la Loi du 4 juillet 1989 relative
au financement et à la comptabilité des partis
politiques, l’AFFN asbl (Association de Financement du
Front National) a vu sa dotation réduite de trois mois.
Cela représente près de 125.000 Euros.
Précisons que lorsque les médias parlent de la
« suspension » de la dotation, cela signifie, en
pratique, la « suppression » de la dotation à
concurrence de 1 à 4 des versements prévus. Pour
la sanction du FN, il s’agit de 3 paiements qui ne se
feront pas (novembre et décembre 2004, ainsi que janvier
2005, pour des montants avoisinant les 42.000 euros/mois).
Il est probable que dans sa propagande à venir, le Front
national joue son rôle de victime en associant son cas
à celui de Groen !, qui n’a pas encouru de sanction.
Et pour cause, Groen ! n’a pas droit à cette dotation,
n’ayant plus d’élu au Parlement fédéral,
ce qui ne l’a d’ailleurs pas empêché
de déposer un rapport financier auprès de la commission
parlementaire ad hoc. Daniel Féret s’étant
obstiné à ne pas vouloir remettre ce rapport,
sinon deux morceaux de papier, il paie légitimement son
erreur.
La mesure de la Commission est en outre parfaitement et légalement
fondée. L’article 25 de la loi du 4 juillet 1989
prévoit en effet que « Le défaut d'approbation
du rapport financier par la Commission de contrôle, ainsi
que le défaut de dépôt ou le dépôt
tardif de ce rapport entraînent la perte de la dotation
qui serait octroyée à l'institution [NDLR : ici
l’AFFN] visée à l'article 22 (pendant la
période subséquente fixée par la Commission
de contrôle et qui ne peut être inférieure
à un mois ni supérieure à quatre mois)
en vertu du chapitre III de la présente loi ».
Enfin, que le F.N. ne prétende pas que l’extrême
droite est stigmatisée : le Vlaams Blok/Belang a perçu,
pour la seule année 2004, plus de deux millions d’euros
de dotation du parlement fédéral…
David LEFEBURE
© www.resistances.be – 22 décembre 2004
Extasy et les néo-nazis
du White Power
Mercredi 15 décembre, au tribunal correctionnel
de Bruxelles, ont eu lieu les plaidoiries dans le cadre d’un
procès pour trafic de stupéfiants (Ecstasy, coke,
speed, héroïne et LSD).
L’avocate d’un des prévenus a plaidé
pour une mesure clémente en faveur de son client. En
fait, justifie-elle, lorsque son client a été
introduit dans « le groupe de néo-nazis baptisé
White Power il était obligatoire de vendre de l'+ecsta+.
L'objectif du White Power était de répandre la
haine raciale et sa raison d'être était le trafic
de stupéfiants", a souligné l'avocate.
Notons pour notre part qu’en marge de ce procès
pour trafic de stupéfiants, une instruction est en cours
pour un homicide qu’aurait commis le chef de White Power.
Maître Martine Van Praet assure actuellement sa défense.
(DL)
Les restes
d’un collabo nazi enterrés en Flandre par le VMO
Aux Pays-Bas, le "Nationaal-Socialistische Beweging"
(NSB, “Mouvement National-Socialiste”) a été
fondé en 1931 par le collaborateur nazi, Anton Mussert.
Condamné à mort et exécuté en 1946,
ses restes avaient mystérieusement disparu du cimetière,
dix ans plus tard.
Aujourd’hui, le leader du groupe néo-nazi «
VMO » (Vlaams Militante Orde), Bert Eriksson(*) confie
à la télévision hollandaise que lui et
ses sbires ont enterré les restes "quelque part
en Flandre". (DL)
(*) Bert Eriksson sur RésistanceS
:
www.resistances.be/vmo.html
www.resistances.be/dewinter.html
www.resistances.be/el2004r03.html
www.resistances.be/el04.html
www.resistances.be/r0202.html
www.resistances.be/enres01.html
www.resistances.be/r0201.html
Frontnational.be,
en attente d'être piraté
Que de frasques du côté du site Internet frontnational.be.
Il y a un an, jour pour jour, notre RésistanceS-Info-Net,
rendait compte de la bourde du webmaster, Olivier Dierick, lorsque
le carnet d’adresses d’un mailing fut divulgué
(voir notre RIN
n°110 du 22 décembre 2003).
Ensuite, durant de nombreuses semaines, le site a affiché
un message disant en substance que le Front national ne remplissait
pas ses obligations (financières). Il y eut aussi quelques
jours durant lesquels un message laconique trônait sur
le site: "administratively down" (sic).
Aujourd'hui, et après une première version bêta
(très bêta) qui est restée moins d'une semaine,
le site du Front national permet tout simplement de visiter
le serveur depuis l'intérieur. L'adresse? ftp://frontnational.be
(DL)
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